DECRYPTAGE – Allan Brunon, candidat LFI aux municipales de Grenoble 2026, a choisi l’injure et l’insulte pour attaquer Place Gre’net, sans autre argument que des accusations sans fondement. Stratégie de campagne assumée ou expression d’une haine farouche à l’encontre des journalistes ? La campagne de l’Insoumis semble se faire à l’image de l’incident, au gré d’incantations hors-sol et de communications hasardeuses, où prédomine l’agressivité, sinon la fébrilité.
« On ne fera pas la chasse aux dealers. » La petite phrase du candidat LFI Allan Brunon aux municipales de Grenoble 2026, prononcée dans le cadre d’un entretien accordé à Actu le 21 novembre 2025, n’avait pas manqué de faire réagir.
En revanche, la chasse aux journalistes1Comme, coïncidence, l’a également titré Marianne. semble bel et bien ouverte, à en juger par les quolibets publics et privés dont le candidat a jugé bon de nous affubler. De quoi, une nouvelle fois, donner une idée de l’ambiance de la campagne grenobloise. Et trahir une certaine fébrilité ?
L’incident fait écho au portrait qu’Alan Confesson a dressé de sa formation politique, quand il a désapprouvé le choix de LFI de présenter une liste autonome. Membre du Parti de gauche puis de La France insoumise, l’élu grenoblois (depuis 2014) a notamment dénoncé des canaux de discussion où « les agressions verbales sont légion [et] la suspicion permanente ». Ainsi qu’une stratégie de campagne consistant à « insulter à peu près tous ses concurrents en permanence ».
« Des journalistes peu scrupuleux »
Ses « concurrents »… et pas que. Pour avoir consacré un article au “jeu de massacre” que LFI déploie sur ses stands dans le cadre de rendez-vous électoraux, et qui affichent (entre autres) les visages de candidats comme Hervé Gerbi, Alain Carignon ou Valentin Gabriac, Place Gre’net a eu droit à une démonstration de la mauvais humeur du candidat Brunon. Lequel, il est vrai, a fait ses armes politiques aux côtés du député du Rhône Gabriel Amard, dont toutes les rédactions connaissent le tempérament.

Le logo de Place Gre’net figurera-t-il sur les boîtes d’un prochain “jeu de massacre” estampillé LFI à Grenoble ?
« Polémique lancée par des journalistes peu scrupuleux », a attaqué le candidat sur les réseaux sociaux. Deux contre-vérités en sept mots. D’une part, parce que l’article reprenait les propos d’Hervé Gerbi puis la réponse d’Allan Brunon sur les réseaux sociaux. La polémique était donc d’ores et déjà existante. D’autre part, parce que le même article, scrupuleusement, citait largement l’un et l’autre des protagonistes, plus la réponse du chargé de campagne d’Allan Brunon. Ce que chacun peut aisément vérifier, l’article étant en accès gratuit.
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4 réflexions sur « Municipales à Grenoble : Allan Brunon, le candidat LFI qui n’aimait pas les journalistes »
Mais « la France insoumise est notre partenaire historique, fondamental, privilégié » ont dit ensemble Ruffin-Lheureux-Belair.
https://www.placegrenet.fr/2025/07/17/municipales-les-quatre-volontaires-de-la-majorite-sortante-de-grenoble-exposent-leur-demarche-et-leur-calendrier/655843
Raphael Arnault a plaqué au sol un jeune facho. Waouh…
Il est chargé de la communication dans un machin qui s’appelle l’ONED, où est aussi Raphaël Arnault, condamné par la justice pour violences volontaires en réunion.
Le truc est présidé par Thomas Portes qui a défilé dans Paris aux côtés d’Elias d’Imzalène, un islamiste condamné par la justice, fiché S et lecteur de Mein Kampf.
https://www.marianne.net/societe/laicite-et-religions/extraits-les-complices-du-mal-le-livre-enquete-ces-islamistes-qui-soufflent-a-l-oreille-de-lfi
On peut ajouter qu’à force d’agresser tout le monde, ce type parachuté chez nous par le parti soumis à Mélenchon a eu besoin d’un avocat et qu’il a pris Rafik Chekkat, bien connu pour sa proximité avec les Frères Musulmans, cette nébuleuse d’ultra droite fondée par un admirateur d’Adolf Hitler.
https://www.lepoint.fr/societe/intifada-dans-paris-elias-d-imzalene-condamne-a-5-mois-de-prison-avec-sursis-19 – 12-2024 – 2578402_23.php