FLASH INFO – Nouvelle polémique dans le cadre de la campagne en cours pour les municipales de Grenoble. Le candidat Hervé Gerbi dénonce la présence d’un “jeu de massacre” sur un stand de La France insoumise, où les boîtes à renverser comportent les noms et portraits de personnalités politiques, dont sa propre personne. De son côté, LFI défend une « reproduction symbolique » de son combat électoral.
La photographie n’a pas échappé au candidat aux municipales de Grenoble Hervé Gerbi : sur un stand de La France insoumise, quartier Teisseire, à l’occasion d’un rendez-vous de campagne du candidat LFI Allan Brunon organisé le samedi 22 novembre 2025, un “jeu de massacre” était clairement visible. Sur chaque boîte, les noms et les portraits de différentes personnalités politique comme Emmanuel Macron ou Bruno Retailleau, mais aussi trois Grenoblois : Alain Carignon, Valentin Gabriac et Hervé Gerbi.

La photo du stand de La France insoumise avec, en arrière-plan, le jeu de massacre où figurent (entre autres) le nom et le portrait d’Hervé Gerbi. © Allan Brunon – X
Le principe du jeu de massacre est aussi simple que son nom l’indique : des boîtes sont empilées les unes sur les autres et le joueur doit les faire tomber à l’aide d’une balle, de préférence en visant la base. Souvent propice à une dimension satirique, le jeu de massacre s’est aussi pratiqué avec des portraits de personnages de fiction, bien plus neutres politiquement. Moins vindicatif, le terme de « chamboule tout » 1Et sa variante « Chamboul’tout ». pour désigner le jeu a fait son apparition vers le milieu du XXe siècle.
« L’adversaire devient une cible » pour Hervé Gerbi
Hervé Gerbi n’a clairement pas goûté l’initiative. « Ce choix c’est une façon de concevoir la politique. L’adversaire devient une cible. La confrontation d’idées se transforme en défouloir. On excite la colère, on met des visages à abattre à hauteur d’enfant », écrit-il sur les réseaux sociaux.
Le candidat va même jusqu’à accompagner la photographie d’un enfant, sur le point de lancer une balle, d’un bandeau proclamant « Enfance en danger ». Et de revendiquer : « Mon projet vise à éloigner durablement de Grenoble cette radicalité portée par La France insoumise ».
Allan Brunon, pour sa part, assume… et ramène son adversaire à son ancienne fonction de président du Crif de Grenoble. « Gerbi […] en panique devant un chamboule-tout, mais pas face au génocide des Gazaouis, pour lesquels il n’a jamais eu une once de compassion. Il dit s’inquiéter pour les enfants qui jouent à un stand de quartier, mais pas pour les enfants gazaouis », déclare le militant LFI. Qui revient sur la poignée de main échangé avec un soldat de l’armée israélienne quelques jours après les (vrais) massacres du 7 octobre 2023.
Contactée par Place Gre’net, l’équipe de campagne d’Allan Brunon défend « un jeu populaire ancré dans la tradition française », avec une « reproduction symbolique du combat électoral » qu’elle mène. Avant de conclure : « Rien d’exceptionnel donc. Un stand militant avec un jeu symbolique visant des personnalités dont nous combattons publiquement les politiques. Aucun scénario dramatique, aucune violence. Un jeu, point. Ce dispositif a été installé dans le cadre d’une animation militante ordinaire, par des bénévoles et se poursuivra ».




2 réflexions sur « Municipales de Grenoble : polémique entre Hervé Gerbi et Allan Brunon… autour d’un “jeu de massacre” »
Brunon et LFI qui ramènent le sujet à Gaza alors que le sujet edt les municipales Grenobloise, face à une personne de confession juive, histoire de toujours attiser leur antisémitise qui est un de leur fond de commerce avec leur soutien à l’islamisme et au terrorisme !
Que dirait ce type de LFI, parachuté à Grenoble parce qu’il est lié au gendre de Mélenchon, s’il y avait ce « jeu » (comme il dit) sur un stand politique de Macron ou Retailleau ou Carignon ou Gabriac ou Gerbi ?
Il crierait au fascisme. Il n’aurait pas tort et il le ferait en connaissance de cause car il est un fasciste de gauche.