FOCUS – Alors que plane la question d’une éventuelle alliance entre le Parti socialiste et Les Écologistes à Grenoble pour les municipales de mars 2026, le candidat de La France insoumise Allan Brunon tient à marquer ses distances. Face à cette hypothèse, il interpelle directement Amandine Germain, investie par le PS, et Laurence Ruffin, candidate de la majorité sortante, sur leurs « responsabilités politiques » et leur rapport au « macronisme ».
« Il y a urgence politique », juge Allan Brunon, candidat La France insoumise (LFI) aux municipales à Grenoble. C’est pourquoi l’Insoumis avait convié la presse, mercredi 12 novembre 2025, au bar Le Capri, aux abords du marché Saint-Bruno. Son objectif ? Clarifier la position de LFI à l’approche des élections de mars 2026 et rappeler, dans un contexte d’alliances incertaines à gauche, ses lignes rouges vis-à-vis du Parti socialiste et des Écologistes.
D’entrée de jeu, Allan Brunon a tenu à poser le cadre. « Nos adversaires politiques essaient d’éluder leurs responsabilités à l’Assemblée nationale alors qu’ils votent des budgets d’austérité », a‑t-il lancé, avant d’accuser les députés socialistes et écologistes d’adopter « une posture d’acceptation du macronisme ».
Selon l’Insoumis, ces choix nationaux ont des conséquences directes sur la situation grenobloise : « Douze milliards de coupes budgétaires sur la santé, c’est moins de moyens pour les Ehpad, pour le handicap, pour les politiques publiques locales », a‑t-il affirmé.

La PS Amandine Germain avait appelé au « rassemblement de la gauche et des écologistes » pour les municipales de Grenoble. © Florent Mathieu – Place Gre’net
Le candidat insoumis a ainsi interpellé Amandine Germain, représentante locale du Parti socialiste (PS), qu’il accuse de « porter une responsabilité politique » et qu’il somme de « se désolidariser » de ces votes. « Les Grenoblois ont droit de savoir si Amandine Germain fera sa liste seule ou si elle compte s’allier à la majorité sortante », a‑t-il insisté.
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2 réflexions sur « Municipales à Grenoble : le LFI Allan Brunon interpelle le PS et les Ecologistes sur leur éventuelle alliance »
Il n’y a pas mieux que LFI pour parler de LFI. Le livre La Meute a délié les langues.
Quand on voit qu’on a eu ça au pouvoir à Grenoble, avec un Vert devant pour tromper les gens, on a pas du tout envie d’avoir une troisième fois avec la « nouvelle incarnation » Laurence Ruffin ce qu’on a déjà eu deux fois avec Piolle !
Exemples :
Le LFI Alan Confesson parle de « secte agressive sans cesse en quête de traîtres », de « logique purement identitaire et sectaire », de « réunions atterrantes de médiocrité », etc
Le LFI Cédric Brun « appelle les citoyens à la plus grande vigilance » car il « constate le recrutement de profils inquiétants » et n’hésite pas à parler « d’une stratégie d’infiltration » et même d’« entrisme des Frères musulmans », le tout avec le consentement de la direction de LFI.
https://www.lavoixdunord.fr/1631161/article/2025 – 10-01/le-conseiller-regional-cedric-brun-se-met-en-retrait-de-lfi-denoncant-le
C’est quand même assez cocasse de voir le candidat LFI vouloir « manager » ses concurrents et oublier que son parti appartient à la majorité municipale. Remarquons à cet effet que les membres qui ont quitté ou qui ont été virés de la majorité ne sont pas de LFI.
Beaucoup de nervosité dans tout cela, avec des candidats de gauche qui s’entre-déchirent, et des candidat de droite qui sont très zen car à l’inverse de la gauche ils ont tout à gagner et rien à perdre. Et il ne faut pas mésinterpreter le dernier sondage commandé par l’ADES : les médias y voient une position triomphale de la concurrente avec 45% des voix, mais oublient l’hypothèse sous-jacente de l’union de tous les partis de gauche, ce qui veut dire que dans une ville positionnée à gauche, et bien la gauche n’arrive pas à être majoritaire.