FOCUS – Nouvelle séance publique du Département de l’Isère consacrée au budget et nouvel appel à la prudence de la part du président Jean-Pierre Barbier et du vice-président aux Finances Julien Polat. Si la collectivité se porte mieux que nombre de ses semblables, l’exécutif alerte sur la hausse des dépenses et la baisse des recettes, et annonce réduire encore la voilure pour les investissements. En réaction, le groupe IES décrit une « austérité » non nécessaire… et appelle à vendre l’aéroport Grenoble-Alpes-Isère pour dégager des moyens en faveur des collèges et de l’aide sociale à l’enfance.
« Au niveau départemental comme au niveau national, nous sommes sur un moment de bascule : soit on accepte de restreindre nos dépenses, de dépenser autrement, de faire autrement, soit le système va s’effondrer. Et une fois que le système se sera effondré, on ne pourra pas le relever ». C’est ainsi que le président du Département de l’Isère Jean-Pierre Barbier a présenté l’esprit du budget 2026 de la collectivité, lequel fait l’objet d’une séance publique les jeudi 4 et vendredi 5 décembre 2025.
En toile de fond ? Des dépenses de fonctionnement qui augmentent et des recettes qui diminuent. Soit le fameux « effet ciseau » qui amène le Département à « faire des économies et réajuster la voilure sur les investissements », indique son président. Une prudence qui était déjà de mise lors du précédent budget adopté en mars 20251Pour cause de forte instabilité institutionnelle, avec notamment la mise en place d’un moratoire sur un certain nombre de projets portés par la collectivité.
Les prestations sociales en hausse
L’augmentation des dépenses ? Celle-ci provient particulièrement des prestations sociales, en hausse de 4,5 %. Avec des chiffres marquants, comme la hausse de 7,15 % des dépenses liées au RSA et à l’insertion, le nombre d’allocataires augmentant au niveau national comme départemental. Ou celle de 5 % de l’aide aux personnes âgées, preuve que si l’espérance de vie augmente, celle-ci ne se fait pas nécessairement en bonne santé et engendre des situations de dépendance, a noté Jean-Pierre Barbier.
L’accompagnement des personnes en situation de handicap augmente, pour sa part, de 3,5 %. En cause ? « Des droits nouveaux sont ouverts chaque année par les parlementaires. On peut s’en réjouir mais ce sont des augmentations des prestations et des dépenses », a souligné le président. Non sans s’agacer des « dépenses imposées par le gouvernement et nos chers députés », qui décident de mesures comme la revalorisation du RSA ou le Ségur de la santé. « Tout ça n’est pas financé et retombe sur les collectivités locales ! », a dénoncé l’élu.
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Une réflexion sur « Budget 2026 du Département de l’Isère : « Tout augmenter, ce serait creuser notre tombe » »
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