FLASH INFO – Un radiologue ayant exercé quelques mois dans un cabinet d’imagerie médicale de Voiron a été condamné à trois ans de prison avec sursis et interdiction de pratiquer toute activité médicale par le tribunal correctionnel de Grenoble, le 25 novembre 2025. Onze agressions sexuelles sont reprochées au praticien, aujourd’hui septuagénaire, à Voiron mais aussi à Auxerre où il a exercé auparavant.
Trois ans de prison avec sursis et une interdiction à vie de pratiquer une activité médicale. Telle est la peine qu’a prononcée le tribunal correctionnel de Grenoble à l’encontre d’un radiologue ayant exercé à Voiron, au terme d’une audience qui s’est tenue le mardi 25 novembre 2025, comme l’a rapporté Le Dauphiné libéré. Une peine qui ne devrait toutefois pas affecter la vie professionnelle du praticien, celui-ci étant à la retraite du haut de ses 72 ans.
Les faits reprochés sont graves. Le radiologue a, en effet, été accusé de onze agressions sexuelles commises contre des patientes. Non seulement à Voiron, dans un cabinet d’imagerie médicale où il a travaillé quelques mois à temps partiel en 2020, mais aussi à Auxerre, où il avait exercé entre 2017 et 2020. Des agressions commises à une fréquence croissante, puisque sept d’entre elles se sont déroulées sur le site de Voiron, soit en l’espace de quelques mois à peine.

Le radiologue voironnais reconnu coupable d’agressions sexuelles a été condamné à trois ans de prison avec sursis. © Martin de Kerimel – Place Gre’net
Les gestes décrits semblent bien éloignés d’une consultation de radiologie classique. La personne qui, la première, a signalé les faits explique que le praticien s’était collé à elle, après une échographie, pour lui palper les côtes et le bas-ventre… et lui faire sentir son érection au passage. Dix autres personnes ont, par la suite, rapporté des faits similaires. Se sont ajoutés une vingtaine de témoignages relatant des gestes déplacés, sans que ceux-ci puissent être considérés comme des agressions sexuelles proprement dites.
Pour sa défense, le radiologue a fait valoir la « mauvaise interprétation » de gestes médicaux, sans convaincre ni les juges, ni le Conseil de l’Ordre des médecins qui s’était constitué partie civile. Autre argument : le mis en cause suit un traitement à base de dopamine contre la maladie de Parkinson, lequel peut entraîner une forme de désinhibition sexuelle qui pourrait expliquer le comportement et les érections intempestives du praticien. Là encore, insuffisant pour lui éviter une condamnation.


