DROIT DE SUITE – Alors que la Ville de Grenoble a annoncé porter plainte après des violences durant une manifestation de commerçants et d’habitants en marge du conseil municipal du 19 mai 2025, les collectifs à l’origine du rassemblement veulent faire entendre leurs voix. Ils contestent la version des faits de la municipalité et accusent le maire Eric Piolle de « jeter de l’huile sur le feu« .
La municipalité grenobloise a annoncé porter plainte, après des “débordements” durant le conseil municipal de la part de manifestants opposés à plusieurs projets urbains. Dans un communiqué du lundi 19 mai 2025, elle a ainsi dénoncé des « intimidations, des menaces et des violences« , en faisant notamment valoir que deux policiers municipaux avaient été légèrement blessés. Des dégâts matériels auraient également été occasionnés.

Les collectifs venus manifester ont forcé l’entrée de l’hôtel de ville pour prendre position dans le hall. © Joël Kermabon – Place Gre’net
Les commerçants et habitants qui ont pris part au mouvement à l’entrée de l’hôtel de ville ont, sans surprise, une autre lecture du déroulé des événements. Et l’ont fait savoir dans un texte adressé à la presse.
Ils y dénoncent des « attaques inadmissibles de la municipalité contre des Grenoblois et des commerçants » et le fait que « nous pouvons lire uniquement la version des dires de la Ville de Grenoble, ce qui est tout à fait inexacte« .
Les manifestants évoquent des « blessures de complaisance »
Les différents collectifs présents se disent, pour leur part, « très choqués d’avoir été cantonnés sur le trottoir et la piste cyclable, à la vue du nombre de personnes présentes« . À leurs yeux, le refus de la Ville de les laisser « pénétrer dans la maison commune » constitue un « deux poids deux mesures« , alors que d’autres collectifs ont, par le passé, été autorisés à entrer dans l’hôtel de ville et ont même « occupé le conseil municipal, parfois à l’invitation de la majorité municipale« .
Poursuivez votre lecture
Il vous reste 50 % de l’article à lire. Obtenez un accès illimité.
Vous êtes déjà abonné.e ? Connectez-vous










9 réflexions sur « « Nous sommes des citoyens responsables » : accusés de violences lors du conseil, les manifestants répondent à la Ville de Grenoble »
Nombre de commerçants ont fait faillite où sont en difficulté, notre économie régresse, les habitants ne savent plus où stationner et subissent des embouteillages crées de toutes pièces, les élus de la majorité Grenobloise se contrefichent de la souffrance des habitants dont ils sont responsables, ceux qui subissent depuis 14 années, et là c’en est trop!
Lorsque la démocratie et la co-construction ont été confisquées par des politiques sectaires qui de plus manipulent l’opinion publique, et imposent leurs choix brutalement, il n’y a plus qu’une solution, la rue et la révolte !
D’ailleurs ce sont ces mêmes élus qui jouent les victimes au nom d’à peine 16169 électeurs, et qui prônent la désobéissance civile.
Les vraies victimes ce sont les habitants et les commerçants et ils ont raison de se révolter!
Ha ha ha, Pierre qui suit comme un mouton son copain Carignon qui a fait combien de voix aux dernières municipales ??? Et il a le droit de la ramener avec si peu de voix ? Rhoooo, l’EPHAD qui se fout de la charité !
On est dans une démocratie. Que ceux qui n’ont pas voté et ne sont pas contents ne doivent s’en prendre qu’à eux-mêmes.
Les commerçants font faillite : oui, quand d’autres viennent. Savez-vous que sur le cours Berriat, il y avait selliers, des maréchaux-ferrants, des charrons, toute une tripotée de commerces vivant du roulage. Ils sont où ? C’est Piolle ?
L’économie régresse : oui, tout comme les salaires des gens.
Les habitants ne savent plus où stationner : devant leur porte mais peut-être peuvent-ils utiliser leurs jambes pour faire quelques mètres.
Des embouteillages : zéro à pied ou à vélo ! Choisissez un autre moyen de transport qu’une voiture si vous ne supportez pas ses contraintes. Je vous rappelle qu’un bouchon de 20 voitures (soit 24 voire au mieux 28 personnes), c’est 100 mètres de long soit la largeur d’un pâté de maison !
La démocratie est mise à mal par une bande de râleurs (toujours les mêmes et téléguidés par Carignon et ses petites officines) minoritaires, violents physiquement et verbalement.
Les concertations, il y en a eu ne vous en déplaisent. Que ces concertations n’aient pas retenu les propositions, pour certaines débiles (mise en double sens cours Berriat par exemple pour la pire des tartuffades), prônés par ces quelques personnes, c’est bien ce qui vous embêtent : vous avez été écoutés (parfois longuement au détriment des habitants), vous avez été entendus (tellement vos représentants gueulaient fort dans les micros et monopolisaient la parole) mais, comme dans toutes concertations, vos propositions n’ont pas été jugées en adéquation avec les projets soumis.
Même la métro le dit : « Fermeture en série des commerces : On a un vrai problème d’accessibilité ».
https://www.ledauphine.com/economie/2025/02/22/isere-grenoble-fermeture-en-serie-des-commerces-on-a-un-vrai-probleme-d-accessibilite
Et des professionnels de répondre ici : professionnels : https://actu.fr/auvergne-rhone-alpes/grenoble_38185/grenoble-pour-eux-le-commerce-n-est-pas-mort-on-est-une-ville-privilegiee_62646860.html
Voui, c’est sûr que pour ceux qui vendent des locaux, plein de locaux vides à vendre c’est bien pour leurs affaires. Un peu comme pour les pompes funèbres pendant le Covid.
Bah, quand cela ne vous arrange pas, vous trouvez un autre argument toujours aussi peu factuel. La raison et la logique sont deux choses qui vous échappent complètement. L’âge sans doute y est pour quelque chose.
Je ne vois aucune « violence » sur les photos présentées ici, et hier sur le web. Ne confondons pas exprimer ss désapprobation et faire le coup de poing.
Une journaliste menacée de mort, des policiers brutalisés, des fumigènes lancés sur des fenêtres. Vous appelez ça « exprimer sa désapprobation » ? C’est de l’humour noir ou quoi ? Je peux exprimer ma désapprobation en vous balançant une petite gifle de rien du tout dans la figure ?
Franchement, vous et vos semblables n’avez même plus conscience des règles, des limites et du respect dans une société. Ce n’est pas la raison de celui qui gueule le plus fort qui doit prédominer, contrairement à ce que pensent tous ces guignols.
Et ils n’assument même pas leurs actes alors qu’ils ont été filmés et que même le Dauphiné Libéré a déposé une plainte ! Des guignols !