REPORTAGE VIDÉO – Une cinquantaine de membres du collectif “Touche pas à ma place” ont bloqué le siège de la Métropole où devait se dérouler le conseil métropolitain, vendredi 8 novembre 2024. Les manifestants protestaient contre la suppression de places de stationnement dans différents quartiers de Grenoble, tout en exigeant de rencontrer le président de la Métropole et le maire pour lever le blocage. La Ville a, de son côté, dénoncé « des pressions et des méthodes d’intimidation » jugées « inacceptables ».
« Ferrari, Piolle, vous êtes foutus ! Rendez-nous nos places de stationnement ! », pouvait-on entendre devant l’une des entrées du siège temporaire de la Métropole de Grenoble, vendredi 8 novembre 2024.
Dès 7 heures du matin, une cinquantaine de membres du collectif “Touche pas à ma place” avaient bloqué toutes les entrées, en vue d’empêcher la séance du conseil métropolitain de s’y dérouler. Mais aussi de faire pression pour obtenir un rendez-vous avec Éric Piolle, le maire de Grenoble, et Christophe Ferrari, le président de Grenoble-Alpes Métropole.
Une nouvelle fois, les manifestants – commerçants et habitants – entendaient protester contre la suppression de places de stationnement dans différents quartiers de Grenoble, en particulier sur l’avenue Jeanne-d’Arc.

Les entrées du siège temporaire de la Métropole de Grenoble étaient bloquées, vendredi 8 novembre 2024 au matin. © Joël Kermabon – Place Gre’net
C’est une véritable opération commando qu’ont menée les opposants en disposant des poubelles vertes devant l’accès au parking souterrain de la Métro et en entourant de films de cellophane noir les arceaux à vélos. Le tout complété par des bombes fumigènes posées près de plusieurs grandes banderoles disposées aux abords. L’une d’elles donnait le ton de la fronde : « Habitants, commerçant, usagers, cœur de ville en danger ! »
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3 réflexions sur « Le collectif “Touche pas à ma place” bloque le siège de la Métropole, la Ville de Grenoble dénonce des pressions « inacceptables » »
500 places de stationnement prévues pour le nouveau siège métropolitain à 118 millions, pendant que les Grenoblois se voient méthodiquement supprimer les accès à Grenoble et aux places de stationnement par la municipalité et sa majorité métropolitaine, 1200 en 10 ans, 1500 à venir rapidement , matraqués de taxes, et dont les commerces ont fait et font faillite ou partent, puisque Grenoble devient toujours plus embouteillée et inaccessible jour après jour depuis 2014.
Ils ont de la peau de bébé hyper sensible à la mairie. Les empêcher pendant une heure de passer pour décrocher le rendez-vous de discussion qu’ils refusent, c’est de la violence et c’est politique.
Eux imposent brutalement et H24 qu’on puisse circuler dans nos rues qui tombent en déshérence, mais ça c’est pas du tout de la violence. Même qu’il faudrait gentiment les remercier de perdre son job et de mettre la clé sous la porte, puis mourir en silence.
Probablement sous le coup de l’émotion, le communiqué de la ville de Grenoble n’a pas été rédigé en écriture inclusive ?