DROIT DE SUITE – Les opposants aux aménagements de l’avenue Jeanne-d’Arc à Grenoble passaient en audience devant le tribunal administratif, vendredi 14 mars 2025, dans le cadre d’une demande de suspension des travaux, en référé-liberté. La justice administrative n’a pas retenu leurs arguments, et décidé le rejet de leur requête.
C’est une fin de non-recevoir que le tribunal administratif a adressée aux collectifs d’habitants et de commerçants de l’avenue Jeanne-d’Arc à Grenoble. Vendredi 14 mars 2025, une audience se tenait dans le cadre du dépôt d’un référé-liberté, afin d’obtenir la suspension des travaux débutés le lundi 3 mars. Un nouvel épisode dans l’opposition acharnée d’un certain nombre d’habitants aux aménagements portés par la Ville et la Métropole de Grenoble.

Manifestation contre les travaux d’aménagement avenue Jeanne-d’Arc à Grenoble le 19 septembre 2024. © Florent Mathieu – Place Gre’net
Les arguments portés devant la justice? L’avocat des plaignants, Thierry Aldeguer, met en avant (une fois encore) la réduction du nombre de places de stationnement dans le cadre des aménagements, et dénonce la création d’une piste cyclable « dangereuse » et préjudiciable aux riverains. Quant aux travaux, dont le périmètre aurait été revu à la baisse, ils engendreraient d’ores et déjà des nuisances pour les habitants et pénaliseraient les commerces.
Les travaux ne seront pas suspendus avenue Jeanne-d’Arc
Autant de points qui n’ont pas convaincu les juges. « 65 % des places de stationnement sont conservées, contrairement à ce qui est soutenu par les requérants« , indique ainsi le jugement du tribunal administratif. Pour qui « aucun lien n’est établi par les requérants entre l’exécution des travaux réalisés pour le compte de la Ville et la gravité de leurs effets, au regard de l’exercice des libertés fondamentales« . Le tribunal estime par ailleurs que les photos produites par les opposants montrent « que l’accès demeure possible pour les riverains et les commerces« .

Jean-Noël Pusel, de l’union de quartier Abbaye, et Fabrice Debarge, représentant du collectif de commerçants, portent le combat contre les travaux d’aménagement de l’avenue. © Florent Mathieu – Place Gre’net
« Alors que les travaux en cours d’exécution sont ceux prévus par des délibérations adoptées par Grenoble Alpes Métropole et par la Ville de Grenoble […], les requérants ne justifient d’aucune circonstance nouvelle permettant de caractériser une situation d’urgence impliquant qu’une mesure visant à sauvegarder une liberté fondamentale soit prise dans les quarante-huit heures« , poursuivent les juges. Conclusion? Si la justice valide le droit des requérants à intervenir, elle n’en rejette pas moins leur demande de suspendre les travaux.
Sur les réseaux sociaux, les opposants aux travaux ont d’ores et déjà réagi au jugement. « Malgré la décision défavorable […], l’avenue Jeanne-d’Arc n’a pas dit son dernier mot! Nous poursuivons la lutte contre le dogmatisme de la municipalité de Grenoble, qui persiste à imposer ses choix sans concertation ni respect des habitants« , affirme ainsi l’administrateur du compte Facebook avenue Jeanne-d’Arc en danger. Dans les commentaires, certains opposants n’hésitent pas, quant à eux, à accuser le tribunal administratif de complaisance avec la Ville.










8 réflexions sur « La demande de suspension des travaux avenue Jeanne-d’Arc à Grenoble rejetée par le tribunal administratif »
Ce dossier appelle à se poser la question suivante : comment peut-on – légalement bien sûr – s’opposer à des travaux qui ont fait l’objet d’une délibération d’une assemblée élue ? Manifestement recourir au référé liberté nécessite des arguments très fort pour justifier une atteinte aux libertés fondamentales d’aller et venir. Cela a été le cas dans une affaire de « place aux enfants » qui empêchait un artisan d’accéder à son entreprise, mais pas ici.
Il n’y a donc pas de problème, à Grenoble crassepitale verte, pour raser les arbres qui bordent les rues.
Gilles Namur est content, après avoir déjà montré qu’il n’aime pas les peupliers d’Italie. Ses amis de l’ADTC aussi, vu que pour eux « les platanes ne sont pas des arbres vénérables ».
Tout ça on le savait déjà mais voilà qu’ils coupent aussi des érables sur cette avenue. Comme quoi un érable c’est pas vén-érable non plus, et qu’être LFIcolo c’est l’être jusqu’au bout.
https://www.placegrenet.fr/2024/12/15/reamenagement-de-l-avenue-jeanne-darc-a-grenoble-le-projet-cristallise-les-tensions-entre-cyclistes-habitants-et-commercants/642561
Tribunal politique! 👎🏼
Non tribunal du bon sens.
J’attends que la plainte déposée par l’entreprise réalisant les travaux suite à des dégradations aboutisse au grand jour qu’on se marre un peu sur ceux qui prétendent œuvrer dans la légalité la plus totale 😀
Ça s’appelle la désobéissance civil prônée par les écologistes !
Ça parle de dogmatisme sans se rendre compte qu’ils sont complètement dans celui de la bagnole et du bitume. Heureusement que la ville change
C’est vrai, la ville change, on abat des arbres alors qu’on est déjà au fond du classement des villes vertes (27ème sur 31). C’est super.
https://www.nosvillesvertes.fr/Explorer/vegetation-Grenoble-38185