FOCUS – Mille emplois supprimés en France, plus 2 500 mobilités internes, notamment concernant le site de Crolles. Tels sont les éléments du projet de restructuration au sein de STMicro qui ont été donnés aux syndicats lors d’un conseil social et économique central le 29 avril 2025. Pour la CGT, ces données sont largement insuffisantes et le projet en soi est toujours jugé inacceptable. L’organisation syndicale en appelle à la responsabilité de l’État français comme de l’Europe.
« La direction organise sciemment l’opacité de son projet de restructuration de l’entreprise. » Telle est l’accusation lancée par la CGT STMicro, dans un communiqué daté du 6 mai 2025. Soit quelques jours après la tenue, le 29 avril, d’un conseil social et économique (CSE) central, au cours duquel le groupe a annoncé la suppression de 1 000 emplois en France, plus « 2 500 mobilités internes ». Depuis plusieurs mois, une « restructuration » de sites italiens et français, dont celui de Crolles, est en effet sur la table.
Une annonce toutefois insuffisamment détaillée, estime l’organisation syndicale. « La CGT a demandé quels seront les effectifs cibles des futures activités de Crolles 200 et de Tours, mais la direction a répondu textuellement : “La réponse est claire, on ne donnera pas les chiffres!” », indique-t-elle. Et de fustiger des « informations distillées au compte-gouttes ». Ou l’absence de présentation du bilan sur les réorganisations effectuées depuis 2023, « alors que le projet actuel de restructuration y fait suite, selon la direction ».
STMicro « ne respecte par les règles du dialogue social », selon la CGT
« La direction de ST est tellement pressée qu’elle ne respecte même pas les règles légales de fonctionnement du dialogue social », proteste dès lors le syndicat. Et celui-ci n’est pas le seul à se plaindre d’un manque d’informations de la part du groupe.
Dans un tract diffusé en interne en amont de la tenue du CSE, la CFDT expliquait en effet également attendre des éléments sur les métiers concernés ou le calendrier des « grandes manœuvres ». Et craignait des « conséquences désastreuses » sur le moral des personnels en cas de silence.
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Une réflexion sur « Restructuration et suppression de mille emplois chez STMicro France : la CGT dénonce un manque de transparence »
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