FOCUS – STMicroelectronics a dévoilé, jeudi 10 avril 2025, les contours encore flous de son plan de réduction de coûts et de “remodelage industriel”, après des résultats financiers jugés décevants en 2024. Jusqu’à 2 800 départs volontaires sur trois ans pourraient avoir lieu à l’échelle mondiale. La direction n’a toutefois pas encore précisé quels sites seraient concernés, alors que ceux de Crolles et de Grenoble emploient 7 500 salariés. Les syndicats CGT et CFDT ont conjointement réagi.
Les départs volontaires ne sont pas encore actés mais l’inquiétude continue de monter sur les sites de STMicroelectronics, à Grenoble et à Crolles. Jeudi 10 avril 2025, le fabricant de semi-conducteurs franco-italien a en effet dévoilé les contours de son plan de réduction des coûts et de “remodelage industriel” qui pourrait lui permettre d’économiser 500 millions de dollars par an à partir de 2027.
La direction de STMicro a ainsi annoncé qu’une partie de sa production serait délocalisée en Asie, ce qui pourrait impliquer jusqu’à 2 800 suppressions de postes – « une estimation » selon elle – sur les 50 000 que compte le groupe à l’échelle mondiale. A ces emplois supprimés « sur la base du volontariat » d’ici trois ans, viendraient s’ajouter les départs en retraite non remplacés.
En cause : la baisse de la demande de semi-conducteurs dans l’industrie, en particulier dans le secteur automobile. Le chiffre d’affaires du groupe en 2024 a en effet diminué de 23,2 % par rapport à 2023. Année au cours de laquelle il avait pourtant reçu 2,9 milliards de subventions, dans le cadre d’un plan du ministère de l’Économie pour renforcer cette filière des semi-conducteurs.
Combien de suppressions de postes pourraient concerner les sites de Grenoble et de Crolles, qui emploient au total 7 500 salariés en Isère ? On n’en sait encore rien mais la direction du groupe a annoncé qu’elle détaillerait son plan « à la fin du mois d’avril ».
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Une réflexion sur « Incertitude à Crolles et à Grenoble après l’annonce du plan de restructuration de STMicroelectronics »
Pour la CGT, l’Etat est coupable de ne pas soutenir financièrement Vencorex, d’autant plus que l’entreprise fabrique un composant chimique dont ont besoin les missiles.
Et pour la CGT, l’Etat est coupable de soutenir financièrement ST Micro, d’autant plus que l’entreprise fabrique des composants électroniques utilisables pour faire des armes.
Alors la CGT, ça ne veut rien dire d’autre que Contre Grossièrement Tout.