FLASH INFO – Les ministres italiens de l’Industrie et de l’Économie doivent rencontrer les syndicats de STMicro après les annonces de suppressions d’emploi du groupe. En France, les organisations regrettent, pour leur part, le silence du gouvernement. Plusieurs milliers d’emplois sont en jeu, dont possiblement un certain nombre sur le site de Crolles, alors que l’entreprise a bénéficié du soutien de l’argent public.
Article modifié le 4 avril suite à la mention du report de la réunion en Italie.
Un dialogue entre syndicats de STMicro et gouvernement plus volontaire en Italie qu’en France? C’est ce que dénoncent plusieurs organisations syndicales européennes par voie de communiqué, en date du 24 mars 2025. Le comité du « groupe européen de STMicroelectronics » regroupe en effet des syndicats italiens, maltais, tchèque, écossais, ainsi que les français (CFDT, CFE-CGC, CGT et Unsa).
Le ministre de l’Industrie Adolfo Urso et le ministre de l’Économie Giancarlo Giorgetti devaient recevoir des représentants syndicaux de STMicro, inquiets des récentes annonces par le groupe de suppressions de plusieurs milliers d’emplois. Réunion finalement reportée au 10 avril. Objectif: « permettre de clarifier la direction stratégique de l’entreprise et obtenir des garanties sur la préservation des emplois site par site, ainsi que sur le maintien d’une industrie microélectronique forte en Europe », selon les syndicats.

Emmanuel Macron lors de son déplacement à l’usine STMicro de Crolles, au cours duquel le président avait mis en avant le soutien financier de l’État au développement du site. © Joël Kermabon – Place Gre’net (capture d’écran)
Et en France? « Le gouvernement refuse de répondre aux demandes des syndicats », dénoncent les organisations syndicales. Et ceci alors que l’entreprise « a bénéficié d’un soutien financier important de la part des gouvernements français et italien, ainsi que de l’Union européenne et des autorités régionales, afin de soutenir son expansion, moderniser ses sites de production et créer des emplois », rappellent-elles. Soutien confirmé par le président de la République Emmanuel Macron lors de son déplacement sur le site STMicro de Crolles en juillet 2022.
En parallèle des destructions d’emploi, via notamment des départs volontaires des employés senior, « l’entreprise cherche à accélérer sa transition technologique en passant de la production de tranches de 200 mm à 300 mm, afin d’accroître sa compétitivité mondiale », rappellent les syndicats. De quoi « soulever des inquiétudes quant à l’avenir industriel de certains sites », notent-ils. Le site de Crolles pourrait notamment être concerné.









2 réflexions sur « STMicro: les syndicats français dénoncent le silence du gouvernement, alors que leurs homologues sont reçus en Italie »
La réunion a été annulée. Les ministres ont été mobilisés suite aux annonces de Trump la veille.
Reportée au 10/04
Renseignez vous avant d’écrire des anneries colportées par certains syndicats.
C’est le b-a-ba du journalisme.
Bonjour, merci pour cette information qui ne nous était pas parvenue malgré des recherches. Je vous laisse naturellement la responsabilité de vos injures. Bien cordialement.