FLASH INFO – Le premier nanosatellite grenoblois a tiré sa révérence en se désintégrant dans l’atmosphère terrestre au mois de janvier 2025. AMICal Sat avait été construit par des étudiants de l’UGA et de Grenoble INP, et lancé en septembre 2020 dans le but de transmettre des images d’aurores boréales et de permettre de mieux comprendre les vents solaires et les perturbations qu’ils engendrent.
Clap de fin pour le premier nanosatellite grenoblois, AMICal Sat, co-construit par des étudiants de l’Université Grenoble-Alpes et de Grenoble INP, sous la direction du Centre spatial universitaire de Grenoble (CSUG). Lancé depuis Kourou, à bord de la fusée Véga, au mois de septembre 2020, le vaillant satellite a effectué (presque) 23 000 tours de notre planète, avant de se désintégrer dans l’atmosphère terrestre dans la nuit du 10 au 11 janvier 2025, a annoncé l’UGA en mars.
Malgré ce destin funeste, AMICal Sat aura accompli sa mission jusqu’au bout. Le 10 janvier à 9 h 25, il transmettait ainsi sa dernière télémétrie. Le nanosatellite avait en effet été propulsé dans l’espace pour renvoyer des images d’aurores boréales. Ce afin « de progresser dans la compréhension de la formation et de la quantification des flux de particules émanant du Soleil traversant la magnétosphère et plongeant dans l’atmosphère ».
Une mission qui n’a rien d’anodine. Mieux comprendre les vents solaires, autrement dit les fameuses particules issues du soleil, est aussi une étape pour percer à jour les perturbations qu’ils engendrent. Ceci qu’il s’agisse de la dégradation des satellites en orbite, de la dégradation des réseaux électriques terrestres, ou encore de la perturbation des réseaux de communication radio. « Mieux décrire et donc mieux anticiper les effets de l’activité solaire nous permet d’améliorer la préservation de nos systèmes technologiques », souligne l’Université.
Bilan de l’opération ? « Une dizaine d’images exploitées scientifiquement et deux ans de bons et loyaux services (pour une mission initiale d’un an) », se félicite-t-elle. Plus la réalisation d’une thèse et la publication d’un article scientifique. Une réussite en somme… malgré une panne du système d’orientation dans les dix premiers jours de la mission. Quant à la désintégration du nanosatellite, l’équipe du CSUG exprime sa fierté alors que celle-ci s’est déroulée comme prévu, sans générer de nouveaux débris en orbite.



