FLASH INFO – La maire de Saint-André-le-Gaz, ex-présidente des Vals du Dauphiné et ancienne vice-présidente à la Santé du Département de l’Isère, passait devant le tribunal judiciaire de Grenoble le mardi 11 mars 2025. Magali Guillot est soupçonnée « d’abus de biens sociaux » pour sa gestion de la résidence senior des Pérolines. Elle encourt trois ans de prison, dont deux avec sursis.
Trois ans de prison, dont deux avec sursis. C’est la peine qui a été requise à l’encontre de Magali Guillot lors de son passage devant le tribunal judiciaire de Grenoble mardi 11 mars 2025. La maire de Saint-André-le-Gaz, ex-présidente des Vals du Dauphiné et ancienne vice-présidente à la Santé au Département de l’Isère, est mise en cause pour « abus de confiance » et « abus de biens sociaux » dans le cadre de sa gestion de la maison de retraite des Pérolines.
Au mois de janvier 2021, Magali Guillot avait été épinglée pour le non-versement de loyers aux propriétaires de chambres de la résidence senior. Le Département de l’Isère avait alors, dans la foulée, annoncé lui retirer sa délégation pour lui permettre de « se consacrer pleinement à sa défense« . Si l’avocat de l’élue avait démenti toute malversation et dénonçait une tentative « d’amalgamer le civil et le pénal« , d’autres soupçons pesaient d’ores et déjà sur celle-ci.

Magali Guillot et Jean-Pierre Barbier en 2018, lorsque l’élue était vice-présidente à la Santé du Département de l’Isère. © Florent Mathieu – Place Gre’net
Aujourd’hui, comme le relate Ici Isère, il est reproché à Magali Guillot d’avoir encaissé à titre personnel des chèques provenant des Pérolines ou de certains de ses pensionnaires pour un montant de plus de 93 000 euros. S’ajoute à cela un montage financier très avantageux ayant permis à l’élue le rachat de la maison de retraite en 2011. Montage que le Parquet estime illégal, ce que conteste la défense. Les Pérolines ont été placées en liquidation judiciaire au mois de février 2021, avec un nouveau repreneur à la clé.
Si Magali Guillot plaide la bonne foi, elle reconnaît avoir perçu 30 000 euros, en expliquant avoir été la victime d’un ex-compagnon manipulateur. Outre la peine d’emprisonnement, le parquet demande une peine d’inéligibilité de cinq ans, la saisie de ses biens immobiliers, ainsi qu’une interdiction définitive de toute gestion de société. L’élue fait déjà l’objet d’une interdiction de gestion d’une durée de cinq ans, après avoir été placée en « faillite personnelle » en 2024. Le verdict est attendu pour le mois d’avril.









