DÉCRYPTAGE – Après la défaite du candidat NFP Lyes Louffok face à la macroniste Camille Galliard-Minier lors de la législative partielle, quel est l’état de l’union des gauches en Isère ? Ceci alors que le scrutin a fait l’objet de tensions internes qui ont éclaté au soir de la défaite. Et que les élections municipales de 2026 commencent à mobiliser les formations politiques.
« Tu es une merde ! », n’aurait pas hésité à lancer Lyes Louffok, le candidat malheureux, à l’Insoumis isérois Alain Dontaine, ainsi que l’a rapporté Mediapart, au soir du second tour de la législative partielle sur la première circonscription de l’Isère. Ce dimanche 19 janvier 2025, l’ambiance au local de campagne de Lyes Louffok n’était en effet pas vraiment au beau fixe, loin de l’harmonie des gauches.
Il faut dire que le score était sans appel : la candidate macroniste Camille Galliard-Minier (Ensemble pour la République) l’avait emporté avec 64,28 % des suffrages exprimés contre Lyes Louffok (Nouveau Front populaire). Le taux de participation était certes faible (38,25 %) mais la défaite n’en était pas moins lourde pour les gauches, qui était parvenues à ravir ensemble la circonscription au député sortant Olivier Véran en 2024.

Lyes Louffok, ici en compagnie de Manon Aubry (LFI) durant sa campagne en Isère. © Morgane Poulet – Place Gre’net
Si Lyes Louffok indique à Place Gre’net ne plus souhaiter « revenir sur la campagne en Isère », il n’en avait pas moins précédemment réglé ses comptes auprès du Dauphiné libéré. Il avait alors fait état de désaccords durant la campagne et indiqué avoir menacé à deux reprises le Nouveau Front populaire de jeter l’éponge.
Une partielle qui a été le théâtre de tensions entre formations de gauche
Ces tensions en disent long sur l’union des gauches en Isère. Quelques mois auparavant, en juin 2024, la photo de famille était pourtant (presque) parfaite sur la première circonscription. Autour du candidat Hugo Prévost, se pressaient alors la communiste Isabelle Peters, le socialiste Hassen Bouzeghoub, les Insoumis Alan Confesson et Émilie Marche, l’écologiste Pauline Couvent, et des non-encartés comme le maire de Meylan Philippe Cardin ou le sénateur de l’Isère Guillaume Gontard.
Poursuivez votre lecture
Il vous reste 82 % de l’article à lire. Obtenez un accès illimité.
Vous êtes déjà abonné.e ? Connectez-vous


Une réflexion sur « Quelles perspectives pour l’union des gauches en Isère, après la défaite à la législative partielle ? »
Les LFIcolos d’Eric « je m’en fous un peu » (et de sa doublure Laurence Ruffin, j’oublie les deux pom pom girls) ne sont pas de gauche. Ils sont de l’extrême gauche haineuse de tous les autres, y compris du PS ou de Place Publique ou de Fabien Roussel ou de quiconque n’est pas à leur botte de dictateurs. Et maintenant ça se voit.
https://www.bfmtv.com/politique/parti-socialiste/ca-me-fend-le-c-ur-totalement-dingue-colere-a-gauche-apres-une-affiche-de-lfi-sur-une-alliance-ps-rn_AN-202502050982.html