FOCUS – L’entreprise Stryker, anciennement Tornier, de Montbonnot-Saint-Martin se prépare à subir son deuxième plan de sauvegarde de l’emploi en l’espace de quatre ans. Une soixantaine d’emplois seraient sur la sellette, soit plus de 10 % des effectifs de l’entreprise spécialisée dans les prothèses médicales. Si le groupe Stryker justifie la mesure pour des raisons économiques, les syndicats contestent fermement les arguments avancés.
Après avoir volontiers communiqué sur son rachat de l’entreprise Tornier à Montbonnot-Saint-Martin en 2020, le groupe mondial Stryker est beaucoup plus discret… sur la suppression annoncée d’une cinquantaine, voire d’une soixantaine d’emplois sur le site.
Au début du mois de janvier 2025, les salariés ont pourtant été informés qu’un certain nombre d’entre eux allaient devoir quitter cette structure spécialisée dans les prothèses médicales. Un PSE1Plan de sauvegarde de l’emploi. qui représente plus de 10 % de sa masse salariale, actuellement composée de 410 employés.

En 2021, un premier PSE après le rachat de Wright par Stryker avait provoqué la colère des salariés du site de Montbonnot, qui avaient notamment organisé un rassemblement et une manifestation. DR
Ce n’est pas le premier PSE que connaît Stryker-Tornier. En 2021, quelques mois après le rachat du groupe Wright Medical, alors propriétaire de l’entreprise iséroise, 134 suppressions de postes avaient déjà été actées. En cause? Un certain nombre de doublons avec d’autres unités du groupe. « Ça s’entendait, même si ça n’avait pas fait plaisir« , estime aujourd’hui le délégué CFDT Charles Charbit. « Les suppressions étaient plus logiques, mais ils avaient fait ça n’importe comment« , se souvient pour sa part Valérie Saclier, du syndicat CGT.
Les syndicats contestent les motifs du PSE
Le ressenti est bien différent concernant le PSE 2025. « Ils disent que c’est pour des motifs économiques, avec des prix de plus en plus serrés, notamment de plus en plus de pressions sur ceux de l’ambulatoire2Situation qui ne concerne que le marché américain, ndlr. « , explique Valérie Saclier. Mais la syndicaliste n’est pas convaincue du tout.
« On voit que le groupe a fait plus de 10 % de croissance cette année. Ils nous félicitent même pour les résultats« , souligne-t-elle, non sans ironie. « Le volet économique n’est pas du tout entendable. Le groupe fait d’énormes bénéfices« , dénonce de la même manière la CFDT.
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2 réflexions sur « Stryker : une soixantaine d’emplois menacés à Montbonnot-Saint-Martin alertent la CFDT et la CGT »
« Ils disent que c’est pour des motifs économiques, avec des prix de plus en plus serrés, et le fait qu’il y a de plus en plus d’ambulatoire, explique Valérie Saclier. »
Ça vaudrait la peine d’expliquer en quoi le fait qu’il y a de plus en plus d’ambulatoire influe sur la situation économique ou la stratégie de l’entreprise ?
Bonsoir, la citation n’était pas claire en effet, elle concernait la pression accrue sur les prix de l’ambulatoire. La citation a été reprise pour être plus claire, avec accord de la personne. Cordialement.