REPORTAGE – Une intersyndicale a appelé les salariés du hard-discounter Lidl à observer une « grève illimitée » partout en France à compter du vendredi 7 février 2025. En cause, les hausses de salaires proposées jugées insuffisantes. Mais aussi les conditions de travail qui se dégradent, selon les salariés, et le souhait de la direction d’étendre l’ouverture le dimanche matin, voire les jours fériés, à l’ensemble des magasins. Les salariés de Seyssinet-Pariset ont participé au mouvement.
La tension monte chez le hard-discounter Lidl France. En effet, une intersyndicale (CFTC, CGT, CFDT, FO-FGTA et SNCDD CFE-CGC) a appelé les salariés du distributeur à observer un mouvement de grève illimitée dans toutes les enseignes de l’Hexagone, à compter du vendredi 7 février 2025 au matin. Dans l’agglomération grenobloise, les salariés de la grande surface située à Seyssinet-Pariset ont pris part au mouvement de grogne.
En l’occurrence, une première dans l’histoire de cet acteur bien connu de la grande distribution alimentaire, qui compte 1 580 magasins et emploie 46 000 salariés en France. De son côté, l’Unsa, le syndicat majoritaire à l’échelon national, a préféré privilégier la négociation avec la direction de Lidl France. Il ne participe donc pas à la grève.

Sur quelques pancartes, les principaux motifs de mécontentement des salariés de Lidl. © Joël Kermabon – Place Gre’net
Dès 8 heures du matin, des représentants de l’intersyndicale1Les syndicats avaient choisi de se concentrer sur le Lidl de Seyssinet-Pariset, ce qui explique les diverses provenances de nos interlocuteurs. – principalement de Force ouvrière (FO) et de la CFTC – et des salariés étaient ainsi présents près de l’entrée du magasin de Seyssinet-Pariset, munis de quelques pancartes manuscrites affichant les causes de leur mécontentement.
Ce sans pour autant bloquer l’accès des clients qui commençaient déjà à affluer, à peine les portes du magasin ouvertes, rendant ainsi peu visible le mouvement de grève qui venait juste de démarrer.
Poursuivez votre lecture
Il vous reste 68 % de l’article à lire. Obtenez un accès illimité.
Vous êtes déjà abonné.e ? Connectez-vous










