EN BREF – La gendarmerie a interpellé un homme à Échirolles, peu avant minuit, dans la nuit du 5 au 6 février 2025, après un refus d’obtempérer alors qu’il circulait en voiture dans la banlieue de Grenoble avec un passager. Acculé dans une impasse, le conducteur a tenté une marche arrière pour échapper aux gendarmes. Lesquels, faisant usage de leurs armes, l’ont blessé au bras droit et, par ricochet, au muscle grand pectoral droit.
Un équipage de gendarmerie a interpellé et blessé un individu qui circulait à bord d’un véhicule dans la nuit du mercredi 5 au jeudi 6 février 2025 à Échirolles. Des gendarmes de la brigade de Pont-de-Claix avaient, un peu avant minuit, pris en chasse l’automobiliste qui venait de commettre une infraction à Seyssinet-Pariset et s’était enfui. « Lors du refus d’obtempérer, des munitions et des armes de catégories B, C et D se voyaient jetées par la fenêtre », a rapporté François Touret de Coucy, procureur de la République adjoint de Grenoble.
Après avoir pris la fuite en traversant plusieurs communes de l’agglomération, l’automobiliste s’est finalement retrouvé bloqué dans une impasse à Échirolles, où un équipage de gendarmerie, composé de trois militaires, l’a acculé. Les choses ont ensuite pris une autre tournure quand l’individu installé côté passager s’est dégagé pour prendre la fuite.
« Le gendarme à l’arrière du véhicule sortait et se portait à hauteur de la porte conducteur, il tentait de casser la vitre avec son téléphone portable pour interpeller le mis en cause. Celui-ci faisait marche arrière et reprenait de l’élan pour avancer. Les deux autres gendarmes passager avant et conducteur sortaient, faisaient usage de leur arme de dotation », a poursuivi le procureur adjoint. Qui précise en outre que le conducteur du véhicule de gendarmerie a tiré à six reprises et le chef de patrouille dix fois.
La Bac a finalement retrouvé l’individu blessé qui avait réussi à prendre la fuite
Les projectiles ont principalement atteint le côté passager, occupé peu avant par un individu non identifié pour l’heure, a précisé le procureur. De son côté, le conducteur en infraction a été atteint au bras droit et, par ricochet, sur le muscle pectoral droit, « un état compatible avec la mesure de garde à vue », selon François Touret de Coucy. Mais l’affaire n’en est pas restée là puisque l’individu blessé a malgré tout réussi à s’enfuir au volant du véhicule. Les militaires l’ont alors perdu de vue.
C’est grâce à la brigade anti-criminalité (Bac) que la voiture a été retrouvée, mais vide d’occupants, rue des Acacias. En patrouillant, les policiers ont repéré une Renault Megane qui roulait à vive allure et décidé d’opérer un contrôle « durant lequel, l’un des occupants semblait fébrile ». « Une photographie était prise et communiquée aux gendarmes qui reconnaissaient formellement l’auteur du refus d’obtempérer », a indiqué le procureur. Placé en garde à vue, l’individu blessé, âgé de 19 ans, a été pris en charge et conduit à l’hôpital par les secours.

François Touret de Coucy, procureur adjoint de la République de Grenoble. © Joël Kermabon – Place Gre’net
C’est la section de recherches de la gendarmerie qui va s’occuper de l’usage de leurs armes de dotation par les militaires. « La qualification retenue est violences par personne dépositaire de l’autorité publique (PDAP) avec arme », a fait savoir François Touret de Coucy. À charge pour la brigade de recherches « de statuer sur le volet refus d’obtempérer, tentative de meurtre sur PDAP, et transport d’armes de catégorie B, C et D », a complété le procureur. Quant à la personne – le passager – qui a réussi à s’enfuir, cette dernière reste toujours recherchée.










