FOCUS – Interpellé sur la fermeture annoncée de l’usine iséroise Photowatt, le ministre de l’Économie et de l’Énergie Marc Ferracci a rejeté la faute… sur les salariés de l’entreprise. De quoi choquer le député RN Alexis Jolly, à l’origine de l’interpellation, tout comme le Parti socialiste de l’Isère.
C’est une réponse ministérielle qui passe très mal. Mardi 28 janvier 2025 à l’Assemblée nationale, le député de la sixième circonscription de l’Isère Alexis Jolly s’est adressé au ministre de l’Industrie et de l’Énergie Marc Ferracci pour évoquer le cas de Photowatt. Ceci alors qu’EDF Renouvelables, actionnaire majoritaire du fabricant de panneaux photovoltaïques, a annoncé la fermeture prochaine de l’entreprise basée à Bourgoin-Jallieu, en difficulté depuis plusieurs années.

Le député Alexis Jolly a interpellé le gouvernement sur la fermeture annoncée de Photowatt, à Bourgoin-Jallieu. © Photowatt
Sans surprise, la charge du député Rassemblement national a été sévère. Alexis Jolly a ainsi qualifié la stratégie industrielle de la France de « catastrophe de premier ordre », non sans considérer que l’entreprise Photowatt a été « purement et simplement sabotée » et « abandonnée à la merci de ses concurrents asiatiques ». Et le parlementaire de fustiger, plus généralement, un « sabotage de l’économie française », que le gouvernement aurait « écrasé de normes et de charges toujours plus lourdes ».
Marc Ferracci rend les salariés de Photowatt responsables de leur sort
La réponse de Marc Ferracci ? « Je suis comme vous attristé et déçu de la fin de l’activité de la filiale d’EDF Photowatt », a expliqué pour commencer le ministre. Ce avant de rejeter la faute… sur les salariés de l’entreprise.
« Je dois dire que je suis attristé parce que j’ai suivi de près les discussions qui ont eu lieu avec l’entreprise Carbon. Ces discussions ont échoué fin 2024 mais […] ce n’est pas la faute de l’État car c’est l’opposition des salariés de Photowatt eux-mêmes à ce projet de rapprochement qui [l’a] fait échouer ! », a‑t-il ajouté.
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