FOCUS – Le conseil municipal de Grenoble, réuni le 16 décembre 2024, a débattu sur le projet d’aménagement de la place de Metz, soumis à une délibération. De quoi permettre à l’adjoint aux Commerces Alan Confesson de se livrer à un étalage d’ironie pour provoquer ses oppositions, qui n’ont pas manqué de s’en offusquer. Quitte à laisser (beaucoup) de côté le fond du dossier ?
En l’espace d’une cinquantaine de minutes, les élus grenoblois ont réussi à invoquer Neyrpic, la Fromagerie des Alpages, les sept plaies d’Égypte, les SUV du Grésivaudan, Sigmund Freud et Karl Marx. L’occasion de cette performance ? La délibération visant à approuver les aménagements prévus place de Metz, soumise au conseil municipal réuni le 16 décembre 2024. Si le fond du dossier a peu été abordé, comme l’a fait remarquer l’élu Hosny Ben-Redjeb, majorité et opposition n’ont pas hésité à en faire beaucoup sur la forme.

Représentation d’artiste du projet pour la place de Metz. © In situ Paysages et urbanisme – Grenoble-Alpes Métropole
Il est vrai que le projet d’aménagement de la place de Metz n’a rien d’une nouveauté et que les élus de la majorité comme de l’opposition en connaissent (au moins) les grandes lignes. À savoir ? Supprimer les places de stationnement longue durée, végétaliser et désimperméabiliser la place, et remettre en valeur ses éléments patrimoniaux.
« Il s’agit finalement […] de rendre son statut de place à ce qui n’est actuellement qu’un vulgaire parking, intégralement dévolu au stationnement automobile, […] véritable verrue du point de vue esthétique », a ainsi résumé Alan Confesson.
De la place de Metz aux « sept plaies d’Égypte »
C’est en effet l’adjoint aux Commerces de Grenoble qui était chargé de présenter la délibération. Ce qu’il a fait non sans déployer tout son savoir-faire en matière d’ironie. Anticipant les critiques de ses oppositions, Alan Confesson a sorti le grand jeu.
« Bien entendu, comme à chaque projet qui questionne la place de la voiture en ville, on va nous promettre toutes sortes de malheurs : la désertification du centre-ville, l’effondrement de ses commerces et, pourquoi pas, de tout le tissu économique, la fuite des habitants […], les rivières de sang, les sept plaies d’Égypte et une extinction précoce de la civilisation humaine », a‑t-il énuméré.
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4 réflexions sur « Les aménagements de la place de Metz propices à un déluge d’ironie au conseil municipal de Grenoble »
L’auteur de ces propos ineptes ose tout, comme disait Audiard, jusqu’à qualifier d’ironie ce qui n’est que pauvre bêtise et détestable mépris.
Pauvre bêtise et détestable mépris… et c’est un spécialiste qui vous parle !
Comme disait Audiard, vous aussi vous osez tout en usurpant son nom, et c’est à ça qu’on vous reconnaît …
Dire que Confesson, élu d’extreme gauche est chargé du commerce Grenoblois!, alors qu’il concours à mener à sa perte au lieu de l’aider !
C’est comme si un loup était responsable d’un troupeau de brebis, du grand n’importe quoi, aucune légitimité, et une plaie pour Grenoble tout comme son collègue Namur ! D’odieuses personnes sans empathie et sans cœur 👎🏼