REPORTAGE VIDÉO – Le procès de Ludovic Bertin, auteur présumé du meurtre de Victorine Dartois, a démarré lundi 25 novembre 2024 à Grenoble. Le corps de la jeune fille avait été retrouvé dans un ruisseau de Villefontaine le 28 septembre 2020. Si le suspect avoue le meurtre, il nie en revanche la tentative de viol. Ce alors qu’une autre jeune femme, également prénommée Victorine, l’accuse de l’avoir violée en 2018 dans le Rhône.
« Je suis content que le jugement puisse enfin débuter pour que je puisse apporter le maximum d’informations possibles à la famille Dartois, a annoncé Ludovic Bertin au début de son procès. Même si j’ai conscience que tout ce que je peux dire ne va pas réparer ce que j’ai fait. »
Le 25 novembre 2024 s’est en effet ouvert à Grenoble le procès de cet homme de 29 ans, originaire de Martinique, auteur présumé du meurtre de Victorine Dartois, qui a eu lieu le 26 septembre 2020 à Villefontaine. L’homme, qui comparaît devant la cour d’assises de l’Isère jusqu’au 6 décembre, est accusé de l’enlèvement, de la séquestration et du meurtre précédé d’une tentative de viol de l’étudiante en BTS.
Si les parents de la jeune fille, décédée à l’âge de 18 ans, n’ont eu de cesse de fixer l’accusé durant le premier jour du procès, ce dernier a évité leur regard tout du long, constate maître Kelly Monteiro, avocate de la famille. L’enquête de personnalité menée le 6 juillet 2021 révèle par ailleurs un homme « réfléchi » mais « froid », « qui ne montre que peu d’émotions ».

Kelly Monteiro, à gauche, est l’avocate de la famille Dartois lors du procès contre Ludovic Bertin. © Morgane Poulet Place Gre’net
Un suspect rapidement interpellé
Le 26 septembre 2020, à 21 h 45, James Dartois, le père de Victorine, a prévenu la police de la disparition de sa fille. Elle qui avait passé l’après-midi au Village des marques, à Villefontaine, avait prévenu des amies de son retour chez elle à pied… et n’avait plus donné signe de vie depuis 18 h 59. Deux jours plus tard, son corps était retrouvé dans un ruisseau de la commune. Les jambes croisées et son jean retiré, immergé comme elle.
Poursuivez votre lecture
Il vous reste 48 % de l’article à lire. Obtenez un accès illimité.
Vous êtes déjà abonné.e ? Connectez-vous







