FOCUS – Au cours du conseil métropolitain de Grenoble Alpes Métropole du 8 novembre 2024, les élus sont longuement revenus sur la décision d’Eric Piolle de ne pas reconduire l’accord local conclu en 2019. Cette décision, que le conseil municipal de Grenoble du 4 novembre 2024 a votée, les neuf communes directement concernées ne la digèrent pas plus que Christophe Ferrari, président de la Métropole.
« Nous sommes une petite vingtaine de communes de moins de 1 500 habitants. Nous déséquilibrons donc le taux de représentation par élu métropolitain. Alors, soit nous disparaissons et vous aurez bien un représentant pour 5 000 à 6 000 habitants, soit nous existons et les chiffres ne tiendront pas de la même manière », a lancé Marc Depinois, maire de Mont-Saint-Martin, lors du conseil métropolitain du 8 novembre 2024, à Grenoble. Un conseil notamment consacré à l’accord local entre communes de la Métropole.

Conseil métropolitain du 8 novembre 2024. © Joël Kermabon Place Gre’net
L’atmosphère était tendue, ce jour-là. Quatre jours plus tôt, lors du conseil municipal de Grenoble1Ville-centre de Grenoble Alpes Métropole ayant le pouvoir décisionnaire de la reconduction, ou non, de l’accord local. décision avait en effet été prise de ne pas renouveler l’accord local conclu en 2019, alors que ce dernier favorisait certaines communes de la Métropole au détriment de sa ville-centre.
Concrètement, neuf communes2Claix, Domène, Gières, La Tronche, Saint-Martin-le-Vinoux, Seyssins, Varces-Allières-et-Risset, Vif et Vizille. siégeant à la Métropole devront revenir à un seul siège occupé pour chacune. Jusqu’à présent, ce siège supplémentaire leur assurait une meilleure représentativité. Il marquait en effet une différence entre les communes de moins de 5 000 habitants possédant un siège, et donc une voix, et celles de 5 000 à 10 000 habitants qui pouvaient alors en avoir deux.
Grenoble, ville lésée par rapport aux autres communes de la Métropole ?
Problème : pour Eric Piolle, maire de Grenoble, l’accord local n’aurait pas porté ses fruits. Bien au contraire, il aurait joué en la défaveur de la commune. La capitale des Alpes aurait ainsi investi beaucoup plus d’argent qu’elle n’en aurait reçu… et en payerait le prix fort.
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3 réflexions sur « Fin de l’accord local : un “hold-up“ pour le président de la Métropole Christophe Ferrari »
C’est pour le Bien que le kaiser Eric BurqiniTaxes est psycho rigide. Grenoble est trop petit pour la Démocrature Éclairée d’un tel homme.
Sûrement lié à une question d’arithmétique électorale au sein du conseil métropolitain, en particulier pour l’élection du prochain président.
Aujourd’hui, ces neuf communes sont représentées par 18 conseillers ou conseillères répartis ainsi :
11 sont issus des groupes faisant partie de la majorité, soit 3 UMA, 4 ACTES„ 4 NMC.
7 sont issus des groupes faisant partie de l’opposition, soit 4 CCM, 3 MTPS.
Par cette mesure, le maire de Grenoble sacrifie un ou deux conseillers UMA qui lui sont dévoués, mais surtout se débarrasse de sept ou huit conseillers de l’opposition ou de la ligne PS du conseil qui ne voteraient pas pour lui ou son candidat.
Les manipulateurs verts + Lfi qui adorent Christophe Ferrari lorsqu’il fait des chèques en blanc pour détruire méthodiquement l’accès et le stationnement à Grenoble, à la manœuvre politique ! Mais ils sont contre la démocratie Métropolitaine dès qu’elle peut ramentir leurs projets mortifères !