FLASH INFO – Les travaux de raccordement du Fontanil-Cornillon et de Saint-Egrève à la nappe phréatique du Drac sont sur le point de s’achever. Désormais, les habitants de ces deux villes pourront consommer une eau de meilleure qualité et moins sujette aux pénuries en cas de sécheresse.
À la fin de l’automne 2024, Saint-Egrève et Le Fontanil-Cornillon bénéficieront d’une eau du robinet de « meilleure qualité », explique Grenoble Alpes Métropole. En effet, les travaux de raccordement des deux communes à la nappe phréatique du Drac s’achèveront. Comme 85 % des habitants de la Métropole, les Saint-Egrévois et Fontanilois pourront alors consommer une eau sans traitement chimique et sans risque de pénurie en cas de sécheresse.
Jusqu’à présent, ils buvaient l’eau venant de sources du massif de la Chartreuse : la Bréduire et le Rif Tronchard. Dans le cas de Saint-Egrève, le puits des Mails, un forage situé dans le quartier de la Monta, complétait l’offre. Grenoble Alpes Métropole conservera toutefois ces sources en cas de pénurie du Drac.
Des travaux d’envergure initiés en avril 2021
Concrètement, les travaux initiés en avril 2021 visent à restructurer les réseaux d’adduction et de distribution pour sécuriser l’approvisionnement en eau potable. C’est pourquoi une nouvelle station de pompage a été créée au pied des falaises de Rochepleine, à Saint-Egrève. En 2025, la Métro prévoit en outre un nouveau réservoir de 2 500 m3 à la Monta pour augmenter les capacités de stockage d’eau potable du site, en lieu et place du réservoir actuel de 500 m3.
Le volume stocké pourra ainsi passer de 4 250 m3 à 6 000 m3. L’autonomie de consommation sera quant à elle de 24 heures. La solution technique retenue : étendre la canalisation d’adduction du Drac depuis Noyarey jusqu’à Saint-Egrève, le long de la départementale D105F.
Coût total des travaux ? 8 557 300 euros hors taxes. Le budget eau potable de la Métropole le finance, avec le soutien de l’Agence de l’eau et du plan de relance de l’Etat, à hauteur de deux millions d’euros.
Une eau filtrée naturellement
Le sable et les graviers de la nappe phréatique du Drac filtrent naturellement l’eau. C’est pourquoi cette dernière n’a pas besoin de traitements chlorés ou aux ultraviolets. Une fois qu’elle arrive en plaine, il lui faut 60 jours pour s’infiltrer dans les sols, ce qui augmente l’efficacité de la filtration.
Les réserves étant abondantes, la nappe du Drac sera reliée au Pays voironnais en 2025. Il s’agit d’une démarche de solidarité entre les territoires pour offrir à cette zone une « solution de secours en cas de sécheresse estivale ».


