FOCUS – Une délibération pour modifier les statuts de la Métropole de Grenoble a donné lieu à de nouveaux échanges au vitriol lors du conseil métropolitain du 29 mars 2024. En toile de fond de cet affrontement entre élus de l’opposition et de la majorité, mais aussi entre élus de la majorité tout court? La reprise d’un certain nombre de compétences par la Métropole, dont celle des nappes souterraines. Si un accord a été trouvé après un long débat et une longue suspension de séance, de fortes dissensions demeurent… notamment entre Anne-Sophie Olmos, vice-présidente au Cycle de l’eau et Christophe Ferrari, président de la Métropole.
Le débat sur l’évolution statutaire de Grenoble-Alpes Métropole lors du conseil métropolitain du vendredi 29 mars 2024 semble laisser des traces deux semaines plus tard. Son objet? Que la Métropole de Grenoble s’empare de la compétence des eaux souterraines, aujourd’hui « orpheline » car ne relevant pas d’une collectivité donnée. Et ceci sur fond de pollution avérée des nappes souterraines du territoire (qui ne touche pas l’eau potable), face à laquelle la Ville de Grenoble a engagé une action juridique.

Le conseil métropolitain a longuement débattu sur la question de l’évolution statutaire de la Métropole et sa prise en charge de la compétence des nappes souterraines. © Manuel Pavard – Place Gre’net
Un changement statutaire cohérent pour la vice-présidente Michèle Veyret, en charge de présenter la délibération. En effet, a indiqué l’élue, la Métropole a déjà en charge l’eau potable, la gestion des milieux aquatiques, ou la surveillance de certaines nappes.
Le président Christophe Ferrari a, pour sa part, indiqué qu’un passage en compétence métropolitaine permettrait de réunir les acteurs de l’eau, et apporter des éléments de réponse aux maires, interpellés par des concitoyens inquiets quant à cette situation de pollution avérée.
La compétence sur les nappes souterraines en question
Mais rien n’est jamais simple avec la Métropole, et la question du changement de statut a donné lieu à un débat de deux heures, suivi… d’une interruption de séance d’une heure. En effet, le groupe Uma, composé en majorité d’élus grenoblois, avait demandé le retrait de la délibération. Une demande également formulée en amont par le maire de Grenoble Éric Piolle, qui l’avait fait connaître dans un courrier adressé à l’ensemble des maires de la Métropole.
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3 réflexions sur « À la Métropole de Grenoble, le débat sur la compétence « nappes souterraines » tourne en eau de boudin »
Faire semblant d’avoir des dissensions pour finalement s’entendre sur le dos des Grenoblois et des métropolitains 👎
Tout ça c’est Piolle & Co qui s’en prennent à Ferrari & Co pour montrer qu’en fait c’est eux les chefs, pas seulement à Grenoble mais aussi à la Métropole.
Sauf que non, dans notre pays les institutions sont les institutions, c’est pas eux les chefs.
De plus, un chef n’en est un que s’il est respecté, chose impossible s’il n’est qu’un politicien, encore moins un petit procédurier administratif sans la moindre hauteur de vue, ni compétence autre que l’écriture dite inclusive.
Pitoyable sur tous les plans.
On a inventé le participe présent inclusif ?
« réunit à moitié des élu.es métropolitain.es représentant.es les groupes politiques du conseil métropolitain »