REPORTAGE – Figure grenobloise de l’inclusion et du « manger sain », L’Atypik traverse une mauvaise passe. Comme de nombreux autres restaurants, l’établissement a eu du mal à se remettre de la pandémie. Il a désormais jusqu’à fin 2024 pour tenter de renflouer ses caisses grâce à de nouveaux clients, sans quoi il devra mettre la clef sous la porte.
Comme chaque midi, la petite équipe de L’Atypik s’active en cuisine et en salle. Cuisiner et dresser des plats colorés, installer les clients et veiller à ce qu’ils passent un bon moment… Tout est fait pour que l’expérience soit agréable.
L’Atypik, à Grenoble, est né il y a déjà onze ans, en 2013. Il s’agit d’un restaurant associatif qui ne recourt à « aucune aide. Nous n’avons pas de subvention de fonctionnement », explique Muriel Sigaud, présidente de l’association du même nom qui gère l’établissement. Ce dernier a pour vocation de « mettre en situation professionnelle des personnes atteintes de trouble du spectre autistique (TSA) ».
Les équipes sont mixtes : certains ont un TSA, d’autres pas. Depuis l’ouverture du restaurant, une centaine de jeunes autistes a ainsi pu décrocher une première expérience en milieu professionnel. Une belle réussite pour la présidente, sachant que seulement «15 à 20 % des personnes autistes ont un emploi », rappelle-t-elle.
Multiplier les ateliers auprès du public
En plus de ses missions d’inclusion des personnes autistes, L’Atypik met un point d’honneur à proposer une cuisine saine, équilibrée et, dans la mesure du possible, locale. Tous les produits que ses cuisiniers utilisent sont frais et le plus possible locaux. « Et tous nos légumes sont bio », précise Muriel Sigaud.
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Une réflexion sur « Menacé de fermeture, le restaurant L’Atypik, à Grenoble, a trois mois pour redresser la barre »
La crise covid a bon dos! 🙄
Combien de restaurants (et d’autres commerces) ont fait faillite ou se sont retrouvés en situation difficile au fil du temps, suite à l’innaccessibilité methodique de Grenoble depuis 2014, avec la mise en place de CVCM/CHRONOVELO et la suppression de plusieurs voies de circulation, imposés sans études d’impacts préalables, faisant passer Grenoble de la 10ème à la 4ème place des villes les plus embouteillées de France ? En plus 1200 places de stationnement supprimées en 10 ans, et 1400 suppressions programmées prochainement ? Sans oublier le coup de massue des nouveaux tarifs de stationnement ?😡