FLASH INFO – Le procès des braconniers de l’Isère est remis à plus tard. C’est ce que rapporte l’association One Voice, qui compte parmi les organisations parties civiles contre six hommes accusés d’avoir tué de nuit plusieurs animaux, dont des espèces protégées, dans le massif du Vercors au printemps 2023. Des faits qui valaient à quatre d’entre eux de passer devant le juge à Valence, lundi 14 octobre 2024.
C’est dans le cadre d’une comparution sur reconnaissance préalable de culpabilité, également appelée « plaider-coupable« , que les braconniers se présentaient devant la justice, après le report d’une première audience prévue au mois de février. Mais, fait savoir One Voice par voie de communiqué, le juge a finalement refusé d’homologuer les peines fixées en amont par le procureur.
Ses motifs? Certains faits sont prescrits et d’autres ne relèvent pas de la compétence du tribunal, tandis que la liste des armes saisies n’est pas assez précise pour permettre une confiscation. C’est donc un retour à la case départ pour les mis en cause. « Cette audience, si elle n’a finalement été qu’une étape de la procédure, semble se diriger vers des sanctions fortes« , note toutefois One Voice.
Sur les réseaux sociaux, les gendarmes drômois n’avaient pas manqué de partager le bilan de l’opération ayant mené à l’interpellation des individus. Ce en expliquant avoir trouvé « des trophées d‘animaux protégés, 11 armes de chasse, 200 cartouches et 2 véhicules de type pick-up« , et relevé « plus de 40 infractions (dont 34 délits) à la législation sur la chasse« .

Quand les gendarmes de la Drôme postaient les photos de leurs saisies après l’opération d’interpellation des braconniers du Vercors. © Facebook – Gendarmerie de la Drôme
One Voice avait livré son propre récit des événements. « Dans ces petits villages de l’Isère, les renards, les biches et les chevreuils n’ont eu aucune chance. Les quatre hommes les ont pourchassés de nuit, depuis leur quatre-quatre équipé de plusieurs phares pour percer l’obscurité. […] Les hommes tirent, des coups de feu brisent le silence. Là où autrefois se trouvait la tête de l’animal ne reste plus qu’un lambeau de chair. Ils se sont certainement félicités de ce résultat« , décrivait l’association. Non sans dénoncer la « passion morbide » des braconniers, et réclamer des peines exemplaires. Lesquelles devront visiblement attendre.
En prévision de l’audience de février, France 3 rappelait que les fédérations de chasseurs de la Drôme comme de l’Isère s’étaient également portées parties civiles. Quitte à susciter la colère de l’association animaliste.
« Le principal objectif de la loi n’est pas de protéger les animaux, mais les chasseurs. […] Évidemment, leurs représentants se retourneront contre eux et chercheront comme toujours à les ostraciser en jouant la partition des “bons” et des “mauvais” chasseurs« , lançait-elle. Son mot d’ordre? « Les braconniers doivent recevoir une peine exemplaire [mais]: le vrai problème, c’est la chasse, pas le terme qui désigne ceux qui tiennent les fusils!«









