FLASH INFO – Dans un communiqué publié sur X le mercredi 9 octobre 2024 vers 21 heures, le député de la première circonscription de l’Isère Hugo Prévost indique démissionner de son mandat. Vingt-quatre heures plus tôt, le groupe parlementaire La France insoumise avait annoncé son exclusion, à la suite d’accusations « concernant des faits graves à caractère sexuel » à son encontre.
Évoquant les électeurs qui l’ont élu député au soir du 7 juillet 2024 dans le cadre des législatives anticipées, Hugo Prévost explique leur devoir « honnêteté » et « transparence« . « Au moment de présenter ma candidature pour le Nouveau Front populaire […] et lors de l’élection du 1er et du 2nd tour, je n’étais pas au courant des accusations qui sont aujourd’hui portées à ma connaissance« , assure-t-il.
Hugo Prévost est en effet accusé « de faits de harcèlement moral et sexuel, de schémas de prédation, […] pénalement répréhensibles à caractère sexuel » entre 2020 et 2024, lorsqu’il était responsable au sein du syndicat Union étudiante.
Le député démissionnaire déclare en outre n’avoir jamais « cherché à nuire à l’intégrité de [ses] camarades » et tient à présenter « avant tout » ses excuses « auprès de toutes les personnes investies dans la campagne pour le choc qu’elles ont pu éprouver ces dernières heures« . Un « choc » qui revient souvent dans les communiqués et les réactions des élus ou des formations politiques qui ont soutenu la candidature du militant LFI.

Hugo Prévost lors du lancement de sa campagne en juin 2024. Le député a annoncé sa démission au soir du 9 octobre 2024. © Florent Mathieu – Place Gre’net
Quid des faits qui lui sont reprochés? « Je mesure la gravité des accusations qui me sont faites. Je m’en suis défendu. Je n’y répondrai pas publiquement« , fait savoir l’élu isérois. « J’ai toujours pensé le chemin politique qu’est le nôtre comme une aventure collective, c’est pourquoi je ne m’accrocherai jamais à un poste au détriment d’une cause: aucun destin personnel ne doit entraver nos outils collectifs« , ajoute-t-il, avant d’annoncer sa démission.
Une démission à laquelle appelaient de nombreux acteurs politiques isérois, y compris la suppléante d’Hugo Prévost Salomé Robin, la députée LFI de la troisième circonscription de l’Isère Élisa Martin, ou encore la section iséroise de La France insoumise.









5 réflexions sur « Accusé de « faits graves à caractère sexuel », le député de l’Isère Hugo Prévost annonce sa démission »
Je m’interroge sur une démission obtenue en un jour
(il y a t il un précédent?).
Tous les appellant à démission s’appuient sur des faits (lesquels?) ignorés des électeurs qui dans leur appréciation n’ont comme élément FACTUEL (et non uniquement insinué ou « qualifié ») pour comprendre cette précipitation et la compréhension de la différence avec le traitement d’autres cas
(Quatennens, Coquetel notamment)
n’ont que ce qu’y est écrit dans France 3 Alpes info:
une militante grenobloise dit qu’une autre militante aurait eu peur de se faire engueuler parce qu’elle serait arrivée en retard à une distribution de tracts dans une campagne électorale étudiante, elle n’affirme même pas que l’engueulade a eu lieu !
Il me semble que quand on effectue un travail (militantisme, conseiller municipal, employé, étudiant,..)
et qu’on s’est engagé à effectuer une tâche
(distribution de tracts, présence à un conseil, travail, cours,..) respecter les horaires est le » minimum du minimum syndical » et en cas de non respect expose à des remontrances plus ou moins fortes sans provoquer « défense contre « management toxique »
(dans toute ma carrière d’enseignant, à tous les niveaux, collège, lycée, université et en tout lieux, Portugal, région parisienne, Lyon, Grenoble, bien qu’ayant toujours fait respecter les horaires je n’ai jamais été exposé à des accusations de » toxicité » ou « patriarquisme »!).
Enfin je continue à penser que les « langues qui se délient » (en demandant que l’on change de prénom), après de supposés (tant que qui les connaîtrait n’a pas à les rendre public, au mépris d’ailleurs de certaines dispositions légales, il n’y a pas de « secret de la confession dans les codes civils et pénaux).
Je maintiens donc que ce type de comportement s’il permet une « justice de farwest » avec lynchage, milices d’autodéfense, sécurité assurée par des paramilitaires autres mafieux voir groupes religieux qui, je l’espère n’est pas encore la norme en république française.
Même si, sans exemple précis, on considére le « management toxique » comme un fait, le même langage a été utilisé à l’encontre d’Arnaud Meunier (actuel directeur de la MC2), a provoqué une grève ayant coûté cher à la MC2 et bien des déceptions auprès des spectateurs lésés, la démission d’Arnaud Meunier n’a pas été obtenue en un jour et ce dernier continue à toucher son salaire, à être directeur de la MC2 et d’y faire un travail respectable
(il est vrai qu’avant ce mouvement il avait essayé, sans succès d’ailleurs, de faire huer, par le public de la MC2, E. Borne le jour du 49.3 sur les retraites !)
Alexis Marin Bozonat
J’insiste après avoir lu dans la presse que « c’était de notoriété publique » !!!
Qui chez LFI / NFP a permis, à Hugo Prevost comme à Elisa Martin accusée de concussion, de se présenter aux élections législatives ?
Voir sur ce sujet l’article de France 3.
https://france3-regions.francetvinfo.fr/auvergne-rhone-alpes/isere/grenoble/hugo-prevost-accuse-de-harcelement-c-etait-de-notoriete-publique-les-syndicats-etudiants-sous-le-choc-a-grenoble-3043688.html
Quand on évoque des « pratique managériale toxiques », cela rappelle certaines affaires retentissantes qui se sont passées dans de grandes entreprises il y a quelques années, chez les « patrons voyous ». On ne s’attendait pas à retrouver ces mêmes pratiques dans des syndicats étudiants de la jeune garde du camp du bien.
Il ne s’est pas présenté aux élections législatives sans avoir été intronisé par le parti de Mélenchon Bompart Panot Quatennens.
Qui a fait partie des décideurs ? Alan Confesson qu’on voit sur la photo j’imagine, mais qui encore ?
Il y a ceux qui ont décidé, et tous les autres plus ou moins « idiot utile » qui l’ont soutenu et se retrouvent probablementl penauds de figurer sur les photos avec le jeune Tartuffe. Ça restera une tache.
Une photo peut-être prémonitoire : celle de la rentrée des classes où l’on voit Éric Piolle et Hugo Prévost faire ensemble du toboggan…version grenobloise de la Roche Tarpeienne ?