FLASH INFO – Le samedi 6 novembre 2021, les hommes de la Direction départementale de la sécurité publique avaient réalisé une saisie record de stupéfiants dans un garage grenoblois, situé à proximité du quartier Mistral. Près de trois ans plus tard, le mardi 3 septembre 2024, six hommes suspectés d’avoir importé les produits illicites en question sont passés devant le tribunal correctionnel de Grenoble.
C’était grâce à « l’information d’un riverain » que les policiers avaient pu faire main-basse sur les stupéfiants. Après avoir subi plusieurs mois d’impayés de loyer, le propriétaire du garage en question avait en effet fini par en ouvrir la porte, ainsi que le rapporte Le Dauphiné libéré. Les trafiquants auraient sans doute mieux fait de régler leurs dettes: la police avait alors saisi pas moins de 150 kilos de résine de cannabis, plus (environ) trois kilos de cocaïne et un kilo d’héroïne. Une saisie record, représentant une véritable fortune à la revente.
Confiée à la police judiciaire, l’enquête s’était tournée vers le locataire du garage, déjà suspecté de trafic de stupéfiants depuis l’Espagne. Un suspect qui allait trouver la mort quelques mois plus tard, le 7 juillet 2022, abattu par des policiers alors qu’il circulait à scooter avec un passager armé d’une Kalachnikov. Ce dernier aurait pointé son arme en direction des forces de l’ordre, provoquant ainsi une fusillade. Si le conducteur avait trouvé la mort, le passager avait réussi à prendre la fuite. Interpellé en Espagne en mai 2023, il figurait dans le box des accusés.

Six hommes ont été condamnés pour importation de stupéfiants depuis l’Espagne jusqu’en Isère par le tribunal correctionnel de Grenoble. © Manuel Pavard – Place Gre’net
À ses côtés, se tenaient cinq autres hommes appartenant à une seconde équipe de trafiquants, avec à leur tête un homme de 48 ans, natif de Tullins. L’âge des autres prévenus va, lui, de 24 à 39 ans. Tous répondaient au chef d’inculpation d’acquisition, de détention, de transport et d’importation non autorisés de stupéfiants, ainsi que de participation à une association de malfaiteurs en vue de la préparation d’un délit puni de 10 ans d’emprisonnement. Autant de faits localisés sur le département de l’Isère, le territoire national et « de manière connexe et indivisible en Espagne« .
Verdict? L’homme de 48 ans, suspecté d’être le cerveau de l’opération, écope de sept ans d’emprisonnement et de 10 000 euros d’amende. Deux autres individus sont condamnés à deux ans de prison (plus 2 500 euros d’amende pour l’un et 1 000 euros pour l’autre), un troisième à trois ans de prison et 1 000 euros d’amende, et les deux derniers à quatre ans de prison (plus 6 000 euros d’amende pour l’un, et 3 000 pour l’autre). Autant de peines assorties d’une interdiction de séjour de cinq ans dans l’agglomération grenobloise.







