FOCUS – Quartier Villeneuve à Grenoble, la halle Iris d’environ 600 m² a été inaugurée, ce samedi 22 juin 2024. Reconvertie en un local fonctionnel, l’ex-piscine a vocation à accueillir des activités autour du bien-être et du bien-vivre. Démarré il y a sept ans, ce projet n’aurait pas vu le jour sans la ténacité d’habitants ni le concours financier de la puissance publique. Pour autant, à rebours de l’enthousiasme général, Alain Manac’h, l’un des pionniers du projet, dénonce une gestion « non démocratique » de la structure, cette dernière ayant refusé d’accueillir un débat sur le très contesté futur «lac baignable».
Les travaux pour reconvertir l’ancienne piscine Iris du quartier Villeneuve à Grenoble en une halle de plain-pied auront duré près d’un an et demi. Ce samedi 22 juin 2024, le projet a finalement été inauguré par le maire de Grenoble, des élus et l’association qui a porté ce projet, baptisée La Halle des Iris.
« On va animer ce lieu et permettre à des associations de tester des choses et de préfigurer les usages possibles autour du bien-vivre, du bien-être et de la justice alimentaire », a expliqué Cécile Léonardi, l’une des coprésidentes de l’association qui réunit 17 habitants.

Inauguration de la Halle Iris, ex-piscine reconvertie en tiers lieu autour du bien-être et du bien vivre, dans le quartier Villeneuve de Grenoble, samedi 22 juin 2024. © Séverine Cattiaux – Place Gre’net
Enseignante à l’école d’architecture, la coprésidente a comparé « ce lieu brut de décoffrage » à une sorte de « grange urbaine ». Il est vrai que le local ne sera ni chauffé l’hiver, ni climatisé l’été. De ce fait, aucune dépense de fonctionnement ne sera à prévoir mais « on ne l’occupera pas l’hiver en-dessous de 15 °C, ni l’été au-dessus de 30 °C », précise Cécile Léonardi.
L’ex-piscine, construite en 1974 et incendiée en 2017 a fait l’objet de gros travaux. La toiture, les portes, les fenêtres et le sol ont été repris. Le bassin de l’ancienne piscine a bien sûr été comblé. Coût de cette transformation : 1,2 million d’euros, abondés par la puissance publique. La Ville de Grenoble a participé à hauteur de 700 000 euros. L’Agence nationale pour la rénovation urbaine (Anru) a versé 350 000 euros et la Métropole de Grenoble 150 000 euros.
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