FLASH INFO – Lors du conseil municipal du lundi 13 mai, la Ville de Grenoble a validé une convention entre elle et son CCAS pour la mise à disposition gratuite d’une maison située rue Honoré de Balzac. Objectif? Permettre l’hébergement de personnes à la rue mais aussi mener une expérimentation pour l’accès aux droits, baptisée « Territoire zéro non-recours« .
Avec la mise à disposition de cette maison, le CCAS de Grenoble augmente sa capacité d’hébergement des personnes sans domicile, déjà forte de 16 places en lieux d’habitat partagés structurés sur l’essai (Lhaps) réparties sur trois sites différents. « Nous réaffirmons à Grenoble qu’un toit c’est un droit. La Ville met à disposition quand c’est possible de l’immobilier municipal pour accueillir des personnes dans le besoin« , indique Pierre Mériaux, adjoint à l’Immobilier municipal… non sans appeler l’État à ses responsabilités en matière d’hébergement.
La même maison doit également être le lieu d’une expérimentation « Territoire zéro non-recours« . Un dispositif qui « s’appuie sur les équipes de la Caravane des Droits, le service domiciliation du CCAS, les Maisons des Habitant-es (écrivaine publique, médiatrice en santé, conseillère numérique) et les acteurs de proximité du secteur 6 (associations, écoles, professionnel-les de santé)« , décrit la Ville de Grenoble. Mais aussi sur des habitants qu’elle définit comme des « éclaireurs« .

La rue Honoré de Balzac doit accueillir un lieu d’hébergement pour les personnes sans domicile, également dédié à une expérimentation sur la lutte contre le non-recours. © Google Maps
Les objectifs du dispositif? « Redynamiser le travail transversal avec les institutions pourvoyeuses de droits« , « renforcer l’accès aux droits pour les publics domiciliés au CCAS » et « développer l’aller-vers pour un meilleur repérage du non-recours« , explique la Ville de Grenoble. L’expérimentation concernera en priorité les personnes domiciliées au CCAS, donc sans domicile fixe, ainsi que les habitants du secteur 6.
« En France, près d’une personne sur trois ne demande pas les aides auxquelles elle a pourtant droit. Une des causes du non-recours est la méconnaissance des différents dispositifs existants. C’est le rôle des pouvoirs publics d’informer les personnes sur ces dispositifs centraux pour la lutte contre les inégalités« , juge Nicolas Kada, adjoint à l’Action sociale et vice-président du CCAS. Celui-ci compte ainsi sur le Territoire zéro non-recours pour permettre à tout un chacun de recevoir l’information nécessaire et les moyens de demander les aides auxquelles il peut prétendre.









