FLASH INFO – Les syndicats CGT, FSU et Sud Éducation 38 de l’Université Grenoble-Alpes comme les organisations étudiantes Ourse1Organisation universitaire pour la représentation syndicale étudiante , UEG et Solidaires Étudiants dénoncent une « répression syndicale à Sciences Po Grenoble« . Une accusation lancée dans un communiqué commun en date du 12 avril 2024.
En cause? « À l’occasion de la communication d’un rapport de l’Inspecteur Santé Sécurité au Travail du ministère, l’ensemble des représentant-e-s du personnel a découvert que les élu-e-s de la liste CGT-FSU-SUD étaient visé-e-s par une procédure de harcèlement moral« , décrit le communiqué des syndicats. La procédure aurait été initiée par un agent de Sciences Po, dont les personnes concernées expliquent ignorer l’identité.
« À ce stade, les reproches qui sont adressés aux élu-e-s concerné-e-s semblent relever de l’exercice normal de leur mandat (demande d’information, de suivi d’enquête, défense des personnels face à des situations de pression)« , indiquent les organisations. Celles-ci supposent en effet que la procédure fait suite à une demande d’enquête dans le cadre de présumées violences exercées sur des étudiants par un membre de la direction administrative de l’IEP, lors des mobilisations de 2023 contre la réforme des retraites.

La procédure contre les représentants des syndicats de l’IEP ferait suite à la mobilisation sur Sciences Po Grenoble contre la réforme des retraites au printemps 2023. DR
La procédure aurait ainsi été initiée sept mois plus tôt, estiment les syndicats, qui indiquent que la direction de Sciences Po a refusé d’en dire plus. Auprès de Place Gre’net, celle-ci fait savoir qu’elle n’est pas à l’origine de cette procédure, confiée à la déléguée à l’égalité, à la lutte contre les discriminations, le harcèlement et les violences sexistes et sexuelles de l’IEP. Déléguée « qui peut être saisi(e) par toute personne au sein de l’établissement s’estimant victime d’une discrimination« , précise encore la direction.
Les représentants du personnel s’étonnent toutefois de ne pas avoir été sollicités par la déléguée en question. « La procédure n’est pas clairement codifiée. Normalement, elle devrait respecter un principe de contradictoire. La déléguée aurait dû nous contacter« , estiment-elles. Et de dénoncer dans leur communiqué « une attaque grave et directe à l’exercice du droit syndical et de la fonction de représentant-e-s du personnel« , visant à « empêcher toute parole critique« .









