FOCUS – Étudiants et organisations syndicales ont organisé un blocage de l’IEP de Grenoble mercredi 21 février, dès le petit matin. Un mouvement destiné à dénoncer le projet de la direction de Sciences Po d’externaliser son service de nettoyage, ceci malgré les clauses sociales et environnementales incluses dans l’appel d’offres après des échanges avec le conseil social d’administration de l’établissement.
Il n’y avait aucun moyen d’entrer dans les locaux de l’Institut d’études politiques de Grenoble ce mercredi 21 février 2024 au matin. Soutenus par les organisations syndicales UEG (Union des étudiants de Grenoble) et Solidaires, plusieurs dizaines d’étudiants1Cinquante dans la matinée, selon la police. ont en effet pris la décision de bloquer les accès à l’établissement, en disposant des poubelles devant chaque porte.
Les raisons du mouvement? La décision de la direction de Sciences Po d’externaliser son service de nettoyage, sur la base d’un appel d’offres publié début février et actuellement en cours.

Les entrées de Sciences Po Grenoble ont été bloquées pour dénoncer le projet d’externalisation du service de nettoyage de l’établissement. © Florent Mathieu – Place Gre’net
Une décision qui ne passe pas auprès des étudiants, lesquels s’étaient réunis dans le cadre d’une assemblée générale à l’initiative de l’Organisation universitaire pour la représentation syndicale étudiante (Ourse) et avaient décidé du mouvement de blocage. À leurs yeux, la décision d’externaliser le service de nettoyage ne peut en effet mener qu’à une dégradation des conditions de travail des agents, ainsi qu’à une baisse de qualité de la prestation. Et reviendrait au final plus cher à l’établissement que de maintenir le service en interne.
Des étudiants contre l’externalisation du service de nettoyage de l’IEP
« Dans beaucoup d’universités et de services publics, les services de ménage sont externalisés depuis longtemps. Pour nous, c’est une fierté qu’il y ait encore un établissement dans l’UGA avec un service interne« , explique Robinson Rossi, président de l’UEG. Une opinion qu’il estime largement partagée par les étudiants, comme en attestent les 300 signatures obtenues par une pétition contre la mesure, et surtout l’affluence des étudiants à l’assemblée générale du 19 février. « C’est un mouvement qui a de l’ampleur« , insiste-t-il.
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Une réflexion sur « Blocage à Sciences Po Grenoble contre l’externalisation du service de nettoyage »
lls apprennent quoi à Sciences pipo pour parler du « droit de bloquer » ? À mentir ?