FLASH INFO – Après une première édition au mois d’avril, FNE Isère (France nature environnement) reconduit sa campagne participative citoyenne baptisée « Au feu ! » jusqu’au vendredi 6 octobre 2023. Objectif ? « Récolter de la donnée environnementale sur le phénomène de brûlage de végétaux et sensibiliser aux bonnes pratiques ». Une campagne organisée en partenariat avec l’Ademe.
Les personnes souhaitant participer à la campagne « Au feu ! » sont ainsi invitées à signaler les brûlages de déchets à l’air libre dont elles seraient témoins, soit sur le site Sentinelles de la nature, soit via son application mobile. « En quelques clics, vous participerez à la collecte de données et contribuerez à une meilleure compréhension du phénomène de brûlage », résume la FNE.
Une initiative qui prend tout son sens en Isère, juge l’association de défense de la nature. « Dans le département où les épisodes de pollution atmosphérique sont de plus en plus fréquents, la pratique du brûlage de végétaux est encore observée », constate-t-elle. Et de rappeler que le Plan de protection de l’atmosphère adopté par la Métropole de Grenoble en 2022 s’est notamment fixé comme objectif de faire respecter l’interdiction de brûlage des déchets verts.

La FNE (re)lance une campagne participative baptisée « Au feu ! » pour signaler les brûlages de végétaux à l’air libre en Isère et mieux appréhender le phénomène. © FNE Isère
« La combustion à l’air libre des végétaux est une activité fortement émettrice de polluants », indique la FNE. Avec des conséquences particulièrement néfastes : « Ces polluants atmosphériques ont des incidences sur les écosystèmes mais aussi et surtout sur notre santé, notamment en participant au développement de maladies cardiovasculaires et respiratoires mais aussi en entraînant une diminution de l’espérance de vie, même à de faibles niveaux de concentration ».
Mais le brûlage des déchets végétaux est aussi « un gaspillage important d’une ressource qui peut s’avérer précieuse pour les sols, l’eau et la biodiversité », précise la FNE. En effet, les techniques de broyage, de paillage ou de compostage « permettent de valoriser sur place les déchets du jardin et ainsi fertiliser les sols ». Nombre de collectivités proposent d’ailleurs d’autres solutions que le brûlage, y compris des broyages en déchèterie ou des ventes de composteurs à bas prix.


