EN BREF – Neuf spectacles avant fin 2023 et onze autres ensuite, jusqu’en juin 2024 : le programme de la saison culturelle à Eybens est d’une belle densité. Avec, pour commencer, La Soupe aux cailloux, une proposition gourmande ouverte au jeune public à l’Odyssée, les 26 et 27 septembre.
Quoi de mieux qu’un repas partagé ? À Eybens, l’Odyssée ouvre sa saison 2023-2024 avec quatre représentations (gratuites) de La Soupe aux cailloux. Après cette performance dansée et contée, le public pourra déguster un plat concocté avec des ingrédients… qu’il aura apportés. Le reste est affaire de divination loufoque, sur la base d’un conte accessible aux enfants à partir de 7 ans.

Grégory Faive revient à Eybens en habitué. Le comédien y présentera à nouveau sa pièce créée en 2011 : Pourvu qu’il nous arrive quelque chose. © Cie Le Chat du Désert
L’Odyssée poursuivra joyeusement en accueillant Grégory Faive. Avec Pourvu qu’il nous arrive quelque chose, le comédien revient jouer un seul-en-scène créé à Eybens, en 2011. « L’occasion pour ceux qui l’auraient manqué de découvrir cette belle déclaration d’amour (et d’humour) au théâtre », annonce l’équipe de l’Odyssée.
Des contes revisités… et de l’invention « sans limites »
La saison culturelle eybinoise va également se tourner vers les tout petits, avec Là où je vais les yeux fermés. Un spectacle ‘délocalisé’, à la MDH L’Iliade et à la Médiathèque. Accueillie en crèches, la compagnie L’insomnante a créé « un imagier sonore et mobile » sur le thème de la nuit, du sommeil et des rêves.

Un duo prometteur à Eybens cette saison : la chorégraphe-danseuse Sylvie Guillermin s’est associée au musicien Arash Sarkechik pour créer Les Désaxés, un concert dansé. © Sylvain Frappat
Un thème proche de celui de Bois dormant – Un songe en scène. À l’affiche de l’Autre Rive, cette histoire plonge le personnage dans plusieurs versions de La Belle au Bois dormant. De quoi « faire écho par de surprenantes ramifications à quelques souvenirs autobiographiques ».
Pour surprendre encore, l’Odyssée compte également sur Les Désaxés. Sur scène, deux grands noms de la culture en Isère : la chorégraphe-danseuse Sylvie Guillermin et le musicien multi-instrumentiste Arash Sarkechik. Leur objectif : « Parcourir un terrain d’inventions sans limites ». Il sera agréable de s’y glisser…
Du cinéma documentaire avant une fin d’année festive
Les amateurs de cinéma documentaire sont chez eux à l’Odyssée. En novembre, ils pourront assister à une projection de Ne pas nous déranger, nous sommes en séance. Un film consacré à cinq jeunes pris en charge dans un Réseau d’aide spécialisée pour élèves en difficulté. Dans la foulée, Chaylla dressera « le portrait sobre et lumineux d’une jeune femme prête à tout pour s’extraire de la spirale des violences conjugales ».

L’énergie communicative du Big Ukulélé Syndicate devrait aisément emporter le public de l’Odyssée le 15 décembre 2023. The Party ? Un concert festif pour bien finir l’année du côté d’Eybens. © Nadine Barbançon
La fin de l’année s’annonce festive à l’Autre Rive, avec deux représentations de Les Petits Touts. Fabien Coulon, circassien d’objets et mime, déploie un spectacle « d’une infinie poésie et d’une grande délicatesse ». L’Odyssée, elle, terminera 2023 avec The Party. Un concert où les musiciens du Big Ukulélé Syndicate débarquent « avec une furieuse envie de faire la fête ». Ça promet !
[Photo de Une : Hippocampe, de la compagnie Les Bestioles – © Philippe Gisselbrecht]
2024 brillera aussi par sa diversité
Théâtre, magie, humour, récit, musique… sur plusieurs tonalités, les rendez-vous du prochain millésime titillent déjà l’imaginaire des spectateurs. Parmi eux, Perséphone ou le premier hiver s’adresse à un public familial, en mélangeant dessin, récit et musique. Les plus petits, eux, devraient aimer Hippocampe, une pièce « qui déploie des univers merveilleux à partir de simples cubes de bois ».
Côté concerts, Four propose une relecture du répertoire classique avec deux pianos et un marimba, quand Sauvage revisite les œuvres pour clavecin de Rameau. Entre autres surprises, les esthètes devraient se régaler avec Ma Langue maternelle va mourir et j’ai du mal à vous parler d’amour. Drôle et mélancolique, le conteur Yannick Jaulin se fait le chantre des langues dites ‘minoritaires’. L’un des trésors à découvrir au cours de la saison.









