FLASH INFO – La Ville de Grenoble annonce le « renforcement » de ses dons de surplus alimentaires afin de faire face à la crise qui touche les moins aisés sur fond d’inflation. Une décision prise au mois de septembre 2023, via des partenariats avec sept structures: le Secours populaire de l’Isère, Episol, Point d’eau, Le Fournil, Accueil SDF, Accueil de nuit des femmes et la Banque alimentaire de l’Isère.
Le principe du don de surplus alimentaires? Les sept associations « récupèrent quotidiennement les denrées fournies par le centre horticole et la cuisine centrale de la Ville qui livre les 55 restaurants scolaires municipaux« , décrit la Ville de Grenoble. Sur la seule semaine du lundi 18 septembre, ce sont ainsi plus de 95 kilos « de courgettes, d’aubergines, de poivrons et de tomates fraîchement cueillis » qui ont pu être livrés par le centre horticole.
Une aide qui vient répondre à deux difficultés rencontrées par les associations, poursuit la municipalité. En premier lieu, « l’augmentation drastique de la fréquentation des lieux de distribution« , avec une hausse de 30 % pour l’Isère entre 2019 et 2022. En second lieu, « la réduction des dons par les moyennes et grandes surfaces« , conséquence des opérations de promotions « toujours plus massives » qui pèsent sur la quantité comme la qualité des denrées récupérées par les associations.

Le centre horticole de la Ville de Grenoble fournit les associations en dons alimentaires. © Thierry Chenu – Ville de Grenoble
Le don de surplus alimentaire n’est pas une nouveauté pour la Ville de Grenoble. « Pendant les mois d’été, le centre horticole de la Ville, qui fournit habituellement le restaurant des agent-es municipaux, a fait don de sa production de légumes au Secours populaire, lors de la fermeture estivale du restaurant municipal« , souligne-t-elle. Mais la cuisine centrale et les restaurants scolaires permettent aussi de générer des surplus, tant en denrées brutes qu’en repas cuisinés.
« Outre le soutien financier aux associations d’aide alimentaire, les élu-es ont décidé de se doter d’ici 2024 d’une stratégie alimentaire dont les axes principaux seront délibérés à l’automne 2023« , indique encore la Ville de Grenoble. Qui évoque par avance des actions pour « une alimentation durable, éthique, résiliente et inclusive pour toutes et tous les Grenoblois-es« , qu’elle souhaite inscrire dans le cadre de son « bouclier social et climatique » financé par la hausse de la taxe foncière.
Crédit photo de une: Sylvain Frappat – Ville de Grenoble









