FLASH INFO – Une perte de plus d’un millions d’euros pour le bailleur social Grenoble Habitat suite à une escroquerie? Telle est l’information donnée par le Dauphiné Libéré au début du mois de juin 2023, et confirmée par la société, qui évoque de « faux ordres de virement« . Le montant total exact du préjudice s’élèverait à 1,225 millions d’euros.
La méthode employée par les escrocs? Ceux-ci se seraient fait passer pour un partenaire habituel de Grenoble Habitat, afin d’en faire modifier les coordonnées bancaires auprès des services du bailleur social et percevoir par la suite ses paiements. Ce n’est qu’au bout de plusieurs semaines, au mois de mars, que l’escroquerie a été repérée, alors que le prestataire en question informait ne plus percevoir de versements de la part du bailleur.
Auprès du Dauphiné Libéré, le président de Grenoble Habitat Claus Habfast juge que « la probabilité de récupérer cette somme est malheureusement très faible« . Une prise de fonction mouvementée en somme pour l’élu de la Ville de Grenoble, qui a officiellement rejoint la présidence du bailleur social le 30 mai 2023, succédant à Barbara Schumann suite à son éviction de la majorité municipale grenobloise.

Claus Habfast, nouveau président de Grenoble Habitat suite à l’éviction de Barbara Schuman, juge que la somme perdue dans l’escroquerie dont a été victime Grenoble Habitat risque fort de ne jamais être récupérée. © Joël Kermabon – Place Gre’net
Sollicitée par Place Gre’net, la direction de Grenoble Habitat préfère pour sa part parler de « cyberattaque » que d’escroquerie, terme qui peut toutefois surprendre puisqu’une cyberattaque présupposant un acte de piratage informatique. Le bailleur social ajoute qu’une plainte a été déposée et une enquête ouverte, et conclut en indiquant « ne pas pouvoir commenter les faits pour ne pas nuire au bon déroulement des investigations en cours« .
L’affaire ne tombe pas au meilleur moment pour Grenoble Habitat, alors que la Ville de Grenoble a confirmé la vente de la totalité des actions qu’elle détient au sein du bailleur social, confiant celui-ci au groupe CDC Habitat via sa filiale Adestia. Une cession qui a suscité de vifs débats avec l’opposition, et mené à une (courte) bataille judiciaire devant le tribunal administratif, en attendant un jugement sur le fond.








