FOCUS – Le groupe d’opposition Uges (Union de la gauche écologiste et solidaire) du Département de l’Isère juge le Schéma de l’autonomie et des handicaps 2022-2026 insuffisant. Les élus dénoncent un budget en faveur des personnes âgées en baisse, un manque de soutien vis-à-vis des services d’aide à domicile, et une absence de réelle prise en compte des personnes en situation de handicap. Des accusations contre lesquelles le Département de l’Isère s’inscrit en faux et auxquelles il répond point par point.
Aux yeux du groupe d’opposition Uges, le Schéma de l’autonomie et des handicaps 2022-2026 adopté par le Département de l’Isère lors de la séance publique du 31 mars 2023 n’est… qu’une coquille vide. « Les mots sont là, il y a plein d’éléments de langage très intéressants, mais les actes n’y sont pas et on reste sur notre faim« , résume l’élue d’opposition Sophie Romera au sujet de ce schéma.

Les élus Uges dénoncent des manquements au sein du Schéma de l’autonomie et des handicaps du Département de l’Isère. De gauche à droite: Pauline Couvent, Éléonore Kazazian-Balestas, Amandine Germain, Amandine Demore, Daniel Bessiron, Marie Questiaux, Sophie Romera, et Thierry Badouard. © Florent Mathieu – Place Gre’net
Un Schéma que le Département n’a pourtant pas manqué de mettre en avant en amont de la séance publique. Son président Jean-Pierre Barbier soulignait alors l’importance d’un tel document, révisé tous les cinq ans, au nom de la « nécessité de s’adapter« . Mais pour la conseillère départementale d’opposition Amandine Germain, le texte traduit avant tout « un fort désengagement » de la part de la collectivité.
Un budget pour les personnes âgées en baisse?
Symbole de ce « désengagement« , le budget 2023 dédié aux personnes âgées affiche une baisse de 6 %, alors même que les recettes sont en augmentation, décrivent les élus d’opposition. Notamment du fait d’une hausse des montants versés par l’État pour l’Apa1Allocation personnalisée d’autonomie.. « Le Département a décidé de réaliser des économies plutôt que de […] renforcer son accompagnement au soutien à domicile« , fustigent-ils.
Autre élément problématique pour l’opposition: l’absence de « perspectives de création de places en Ehpad« . « La majorité s’est complètement résignée dans ses négociations avec l’ARS [agence régionale de santé, ndlr]. Elle n’est pas capable aujourd’hui d’afficher un objectif« , déplore Amandine Germain. « On partage le constat que neuf Français sur dix souhaitent vieillir à domicile – il faut engager ce virage – mais pour les personnes en situation de grande dépendance, c’est quand même nécessaire!« , ajoute l’élue.
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