FLASH INFO – La Région Auvergne-Rhône-Alpes a annoncé, mardi 3 janvier 2023, débloquer un « fonds d’aide d’urgence pour venir en aide aux artisans-boulangers« , durement touchés par la hausse des prix de l’énergie. Doté de 6 millions d’euros, la mesure doit être mise en place prochainement. « La Région se donne une semaine pour cadrer, avec les fédérations et les réseaux consulaires, un plan d’aide simple et rapide afin d’éviter les fermetures« , explique la collectivité.
« Ce fonds pourra être abondé par les collectivités d’Auvergne-Rhône-Alpes pour venir en aide aux boulangeries de leur territoire pour atteindre 15 millions d’euros« , indique également la Région. Qui envisage, dans un second temps, « d’ouvrir aux artisans-boulangers des aides à l’investissement en matériel afin de réduire leur facture énergétique« . Tout en intervenant au besoin pour « faciliter les démarches[…] dans l’obtention des aides existantes« .
« Nous ne pouvons pas accepter de laisser mourir nos artisans boulangers indispensables à la vie quotidienne de nos territoires et qui font la dynamique de nos communes« , déclare le président de la Région Laurent Wauquiez. Pour qui « la situation de nos boulangers est aujourd’hui apocalyptique« . La Région est ainsi coutumière des aides à l’intention des entreprises (et le fait savoir), comme ce fut par exemple le cas en faveur des hôteliers-restaurateurs ou des pharmaciens durant la crise sanitaire.

La Région Auvergne-Rhône-Alpes débloque un fonds d’aide doté de 6 millions d’euros pour aider les boulangers face à la hausse des prix de l’énergie. © Véronique Serre – Place Gre’net
Mais si Laurent Wauquiez juge que les boulangers « souffrent encore plus que les autres commerçants« , ce n’est pas nécessairement l’avis de l’Union des entreprises de proximité (U2P) Auvergne-Rhône-Alpes. Qui, par voie de communiqué, met l’accent sur les boulangers… mais aussi les « menuisiers, charpentiers, mécaniciens, imprimeurs, bouchers, artisanat industriel, pressing…« .
Et l’organisation de dénoncer « le comportement des fournisseurs d’énergie quand ils sont consultés« , avec « des grilles opaques et des tarifs allant du simple au double« . Tout en affirmant « se mobiliser auprès des pouvoir publics pour des solutions adaptées aux petites entreprises, comme l’ouverture du bouclier tarifaire aux entreprises de moins de 20 salariés« . Ou, là encore, une simplification des démarches pour obtenir des aides.
Les entreprises de moins de 10 salariés vont finalement bénéficier d’un tarif garanti de l’électricité, fixé à 280 euros / mégawattheure en moyenne sur l’année 2023, a annoncé vendredi 6 janvier le gouvernement, à l’issue d’une réunion avec les fournisseurs d’énergie. [Article mis à jour le samedi 7 janvier]










