FLASH INFO – Une patrouille de police est intervenue, ce lundi 9 mai 2022, avenue La Bruyère, à la Villeneuve de Grenoble, pour une rixe entre dix individus se battant avec marteaux et couteaux. Pris à partie et victimes de jets de projectiles, les policiers ont fait usage de grenades lacrymogènes. L’un des mis en cause a été interpellé et placé en garde à vue pour « outrage, rébellion et menaces de mort sur personne dépositaire de l’autorité publique ». Aucun blessé n’a cependant été signalé.
Les faits ne sont « pas banals », souligne la police. Il était près de 19 h 30, ce lundi 9 mai 2022, lorsqu’un équipage de la Brigade spécialisée de terrain (BST), en patrouille dans le quartier de la Villeneuve, à Grenoble, a dû intervenir pour une violente rixe à hauteur du 10 avenue La Bruyère. Sous leurs yeux, dix individus « se battaient avec marteaux et couteaux », indique le rapport de la Direction départementale de la sécurité publique (DDSP) de l’Isère.

La rixe s’est produit à hauteur du 10 avenue La Bruyère, à Grenoble. © Google Street View (capture d’écran)
L’arrivée des policiers a « créé une dispersion », explique une fonctionnaire, et certains des mis en cause ont pris immédiatement la fuite. Mais les six ou sept individus restants, refusant d’être contrôlés, ont pris à partie et invectivé les forces de l’ordre, leur jetant des projectiles.
Trois tirs de grenades lacrymogènes et une interpellation pour « outrage, rébellion et menaces de mort »
Les policiers ont alors fait usage de lacrymogènes. Au total, trois grenades de type MP7 ont été tirées par l’équipage de la BST. L’un des individus, « venu au contact », a été interpellé pour « outrage, rébellion et menaces de mort sur personne dépositaire de l’autorité publique (PDAP) », puis placé en garde à vue dans les locaux de l’hôtel de police de Grenoble.

L’un des individus a été interpellé et placé en garde à vue à l’hôtel de police de Grenoble. © Joël Kermabon – Place Gre’net
Aucun blessé n’a cependant été signalé officiellement, que ce soit du côté des policiers ou des personnes impliquées. Il est toutefois possible que l’une d’entre elles l’ait été – sans se faire connaître -, reconnaît la DDSP 38, mais aucun renfort des sapeurs-pompiers ou du Samu n’a été sollicité.


