FIL INFO – La Métropole Grand Lyon, la Métropole de Saint-Étienne, Clermont-Auvergne Métropole et Grenoble-Alpes Métropole adressent un courrier commun à la Région Auvergne-Rhône-Alpes pour dénoncer son désengagement financier dans plusieurs dispositifs d’aide en lien avec la transition énergétique.
Ce n’est pas tous les jours que les quatre métropoles de la région Auvergne-Rhône-Alpes adressent un courrier commun au Conseil régional et à son président Laurent Wauquiez. Mercredi 29 mars, la Métropole Grand Lyon, la Métropole de Saint-Étienne, Clermont-Auvergne Métropole et Grenoble-Alpes Métropole ont pourtant signé une lettre conjointe pour dénoncer plusieurs désengagements de la collectivité dans le domaine de la transition énergétique.

Christophe Ferrari, président de Grenoble-Alpes-Métropole. La Métro dénonce, avec les trois autres métropoles d’Auvergne-Rhône-Alpes, le retrait de la Région des aides en faveur de la transition énergétique. DR
Les projets visés par le retrait de la Région? Ceux « mis en place […] en faveur de l’accompagnement de toutes et de tous dans la transition écologique, notamment des plus précaires et vulnérables« . Le désengagement est d’autant plus mal vécu que trois des quatre métropoles signataires1À savoir les métropoles de Grenoble, Lyon et Clermont-Ferrand. « sont concernées par les contentieux nationaux ou européens en matière de qualité de l’air« , rappelle le courrier.
Des désengagements qui représentent « plusieurs millions d’euros »
Dans le détail, la Région retire ses financements aux aides aux remplacement des chauffages au bois, alors que ce mode de chauffage « contribue à la moitié des émissions de particules fines sur nos territoires, et jusqu’à 75 % en hiver lors d’épisodes de pollution« . Les aides à la conversion des véhicules sont également concernées, pourtant jugées nécessaires « dans le contexte actuel de renforcement des zones à faibles émissions« .
Les autres aides touchées par le désengagement de la Région? Celles relatives à la gestion des déchets, « notamment celles en lien avec la mise en place de la collecte et du traitement des déchets alimentaires et la reconstruction et modernisation des centres de tri« , décrivent les métropoles. Et enfin, les aides en faveur de la biodiversité, comme la gestion des sites Natura 2000 ou la protection des réserves naturelles régionales.
« L’ensemble de ces désengagements régionaux représentent plusieurs millions d’euros qui coûteraient encore bien davantage en termes d’emplois dans la région, de pouvoir d’achat des habitants et de protection de l’environnement« , protestent les métropoles. La Région a justifié ses désengagements, dans Le Progrès, en expliquant vouloir se concentrer sur les « très lourds investissements« .











