Arrestation et incarcération de l’un des auteurs présumés de tirs de mortiers d’artifice sur des policiers de Grenoble

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FLASH INFO – Plus d’un mois après la commission des faits, la sûreté départementale a interpellé, ce 1er décembre 2020, l’un des auteurs présumés de tirs de mortiers d’artifice sur des policiers de Grenoble.

 

 

Tirs de mortiers d'artifice à Oyonnax dans l'Ain - Image Facebook Julien Martinez

Tirs de mor­tiers d’ar­ti­fice. Image Facebook Julien Martinez

Le 31 octobre der­nier, deux indi­vi­dus cir­cu­lant en scoo­ter dans le quar­tier de la Villeneuve de Grenoble pre­naient à par­tie un équi­page de la bri­gade anti-cri­mi­na­lité (Bac) ainsi qu’une patrouille pédestre. Les poli­ciers, pris pour cibles, essuyaient alors plu­sieurs tirs de mor­tiers d’ar­ti­fice effec­tués par le pas­sa­ger arrière du deux-roues. Tirs qui, « heu­reu­se­ment ne bles­saient aucun d’entre eux », pré­cise Éric Vaillant, pro­cu­reur de la République de Grenoble.

 

Le pas­sa­ger du scoo­ter a pu être désarmé par un tir de LBD1Une arme dite « sublé­tale » uti­li­sant un pro­jec­tile conçu pour se déformer/s’écraser à l’impact et limi­ter le risque de péné­tra­tion dans un corps vivant « qui ne l’a pas tou­ché », pré­cise Éric Vaillant, mais a fait tom­ber son mor­tier. Les deux indi­vi­dus par­ve­naient tout de même à prendre à prendre la fuite sur leur engin, tan­dis que les six fonc­tion­naires ainsi visés por­taient plainte.

 

 

Le prévenu « conteste les faits et notamment sa présence sur les lieux de l’infraction »

 

Après enquête, les poli­ciers de la sûreté dépar­te­men­tale ont réussi à iden­ti­fier le pas­sa­ger arrière du scoo­ter. Ce grâce « aux empreintes retrou­vées en évi­dence sur le mor­tier tombé et récu­péré par les enquê­teurs », révèle le pro­cu­reur. Après récep­tion du rap­port d’analyse de ses empreintes, l’au­teur pré­sumé des faits a fait l’ob­jet d’une garde à vue le 1er décembre. Le par­quet a ensuite déféré ce jeune homme de 22 ans « déjà connu de la jus­tice » devant le tri­bu­nal cor­rec­tion­nel de Grenoble. Il pas­sait ce mer­credi 2 décembre en com­pa­ru­tion immé­diate pour des faits de « vio­lences sur per­sonnes dépo­si­taires de l’au­to­rité publique sans ITT ». Une infrac­tion pas­sible de trois ans d’emprisonnement et de 45 000 euros d’a­mende.

 

Cependant, le pré­venu « conteste les faits et notam­ment sa pré­sence sur les lieux de l’in­frac­tion », rap­porte Éric Vaillant. Ayant demandé un délai pour pré­pa­rer sa défense, le jeune homme est actuel­le­ment en déten­tion, dans l’attente de son juge­ment « qui inter­vien­dra dans les pro­chaines semaines », assure le pro­cu­reur.

 

JK

 

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