Covid : la deuxième vague frappe de plein fouet l’Isère, les services hospitaliers montent en puissance

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EN BREF – Alors que le confinement vient de débuter, la deuxième vague du coronavirus déferle sur la France. Le nombre de patients Covid hospitalisés en Isère atteint des records. Pour faire face, les services hospitaliers renforcent et ajustent leur dispositif de gestion de crise.

 

 

Personnel hospitalier du centre de dépistage Covid-19 au CHU de La Tronche © Simon Marseille – Place Gre’net

Personnel hos­pi­ta­lier du centre de dépis­tage Covid-19 au CHU de La Tronche © Simon Marseille – Place Gre’net

Les chiffres s’af­folent sur le ter­ri­toire Grenoble Sud-Isère. En tout, 392 patients sont hos­pi­ta­li­sés dont 75 en soins cri­tiques (réani­ma­tion et soins conti­nus). La semaine der­nière, 198 patients étaient pris en charge, dont 62 en soins cri­tiques.

 

Dans le détail, le Centre hos­pi­ta­lier uni­ver­si­taire Grenoble Alpes (Chuga) accueille 301 patients, dont 38 en réani­ma­tion et 20 en soins conti­nus. Le Groupement hos­pi­ta­lier mutua­liste comp­ta­bi­lise 74 patients dont 10 en soins conti­nus. À la cli­nique de Belledonne, 9 patients sont hos­pi­ta­li­sés dont 5 en réani­ma­tion et 2 en soins conti­nus. Enfin, la cli­nique des Cèdres à Échirolles compte 8 malades atteints de la Covid-19.

 

Même au plus fort de la crise au prin­temps der­nier, les chiffres n’é­taient pas aussi alar­mants. Le Chuga avait, à titre de com­pa­rai­son, pris en charge 130 patients début avril. Les taux de posi­ti­vité et d’in­ci­dence res­tent par ailleurs éle­vés. Pour la métro­pole gre­no­bloise, le taux de posi­ti­vité s’é­ta­blit ainsi à 33,1% et grimpe même jus­qu’à 38,2% pour les plus de 65 ans.

 

 

Les capacités de prise en charge vont monter crescendo pour les patients Covid

 

Dès sep­tembre, les éta­blis­se­ments de santé de Grenoble et du ter­ri­toire voi­ron­nais ont déclen­ché leur plan blanc. Un moyen « d’optimiser les capa­ci­tés d’accueil en soins cri­tiques, en méde­cine et en chi­rur­gie ». Mais force est de consta­ter que cela ne suf­fit pas. 

 

La direction du CHUGA incite les patients à ne pas reporter leurs soins. © Tim Buisson - Place Gre'net

La direc­tion du Chuga incite les patients à ne pas repor­ter leurs soins. © Tim Buisson – Place Gre’net

Le Chuga annonce ainsi l’ou­ver­ture de lits sup­plé­men­taires. Les consul­ta­tions non indis­pen­sables sont, elles, repor­tées afin de réaf­fec­ter du per­son­nel à ces ser­vices.

 

L’hôpital Michallon va au total se doter de 79 lits en réani­ma­tion d’ici le 6 novembre. En temps nor­mal, il en compte seule­ment 54.

 

Le Groupe hos­pi­ta­lier mutua­liste et la cli­nique de Belledonne vont éga­le­ment mon­ter en puis­sance. Dans le même temps, les ser­vices hos­pi­ta­liers assurent tou­jours les urgences quo­ti­diennes.

 

 

« Le meilleur acte de solidarité est de respecter scrupuleusement ce confinement »

 

La pre­mière vague a per­mis de ren­for­cer le tra­vail de coor­di­na­tion entre les dif­fé­rents éta­blis­se­ments du ter­ri­toire en coor­di­na­tion avec l’Agence régio­nale de santé (ARS). Différence notable : les patients covid sont pris en charge sur l’en­semble du ter­ri­toire.

 

Monique Sorrentino, directrice générale du CHU Grenoble Alpes © Tim Buisson - Place Gre'net

Monique Sorrentino, direc­trice géné­rale du CHU Grenoble Alpes. © Tim Buisson – Place Gre’net

La cel­lule de crise ter­ri­to­riale se réunit trois fois par semaine. Elle se com­pose de repré­sen­tants du Chuga, du Groupement hos­pi­ta­lier mutua­liste, des cli­niques des Cèdres et de Belledonne et du sec­teur ambu­la­toire. Cette coor­di­na­tion doit per­mettre d’a­jus­ter au mieux les capa­ci­tés d’ac­cueil.

 

« Le meilleur acte de soli­da­rité de la popu­la­tion avec les soi­gnants est de res­pec­ter scru­pu­leu­se­ment ce confi­ne­ment et les gestes bar­rières », insiste le centre hos­pi­ta­lier de Grenoble.

 

Porter un masque, se laver régu­liè­re­ment les mains, main­te­nir la dis­tan­cia­tion phy­sique ou encore aérer les pièces res­tent les seuls moyens de frei­ner la pro­pa­ga­tion du virus. Enfin, le Chuga rap­pelle que les patho­lo­gies graves hors-covid res­tent prises en charge. Les pro­chaines semaines seront déci­sives.

 

Tim Buisson

 

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Commentaires 2
  1. « En tout, 392 patients sont hos­pi­ta­li­sés dont 75 en soins cri­tiques (réani­ma­tion et soins conti­nus). »
    Cela prouve jus­te­ment qu’il n’y a pas de deuxième vague…
    392 patients dans un dépar­te­ment de 1,2 mil­lion d’ha­bi­tants lors d’une épi­dé­mie, ce n’est même pas une vague­lette…
    De qui vous moquez vous, Ô jour­na­listes ?

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  2. Il n’y a pas de deuxième, on a orga­nisé une sous-capa­cité de soins

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