EN BREF – Près d’une centaine de personnes se sont rassemblées samedi 19 septembre 2026 place Jean-Moulin, à Grenoble. Au-delà de l’aire de jeux promise à la dépose, les habitants redoutent de voir disparaître un lieu de rencontres qui contribue, selon eux, au « vivre-ensemble » du quartier. La Ville a fourni quelques précisions mais laisse ouvertes les questions du remplacement de l’équipement et du devenir de la convention de 1973.
Les enfants jouent encore sur l’aire de jeux de la place Jean-Moulin vouée à disparaître d’ici fin 2026. Autour d’eux, près d’une centaine d’habitants de l’immeuble qui surplombe la dalle ont répondu à l’appel du collectif soutenu par l’union de quartier Mutualité-Préfecture (UQMP), samedi 19 septembre à 17 heures. Avec ses tables garnies de boissons et de nourriture, ses discussions entre voisins et ses familles réunies dans une ambiance conviviale, le rassemblement donnait aussi à voir ce que ses organisateurs disent vouloir préserver.
Car, derrière le devenir de l’aire de jeux, c’est bien la fonction sociale de la place qui préoccupe les habitants mobilisés. Violaine, qui vit ici depuis une dizaine d’années, décrit « une place où on se croise beaucoup » et où existe « beaucoup de mixité ». Locataires, propriétaires, habitants de longue date, nouveaux arrivants, étudiants, parents et enfants s’y côtoient. L’annonce de la disparition de l’aire de jeux a, selon elle, « un peu mis le feu aux poudres ».
Même constat pour Benjamin, ingénieur et père de deux enfants, qui rappelle que l’endroit est également fréquenté par des familles et des assistantes maternelles extérieures aux immeubles bordant la place. Il y voit l’expression d’un « vivre-ensemble » qu’il espère ne pas voir disparaître avec les jeux pour enfants.
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