Grâce à l'application Captothèque, vous pouvez suivre en temps réel le taux de particules fines. © Tim Buisson

Des capteurs pour mesurer la qualité de l’air prêtés aux habitants de l’agglomération de Grenoble

Des capteurs pour mesurer la qualité de l’air prêtés aux habitants de l’agglomération de Grenoble

Partager sur facebook
Partager sur twitter
Partager sur linkedin

 

FOCUS – Le réseau Atmo, en charge de la mesure de la qualité de l’air dans la métropole grenobloise, lance un service de prêt gratuit de micro-capteurs à destination des habitants. Grâce à un petit boîtier à valeur pédagogique, ceux-ci pourront ainsi mesurer en direct les taux de particules fines dans la métropole.

 
 
Les Grenoblois n’y sont que trop habi­tués : les épi­sodes de forte pol­lu­tion sont nom­breux chaque année dans la cuvette et ne sont pas sans consé­quences : asthme, irri­ta­tions, can­cers du pou­mon et même acci­dents vas­cu­laires céré­braux. Chaque année, la pol­lu­tion entraîne ainsi le décès pré­ma­turé de 48 000 per­sonnes en France, selon Santé public France.
 

Des capteurs prêtés aux Grenoblois pour mesurer la qualité de l'air. Grâce à l'application Captothèque, vous pouvez suivre en temps réel le taux de particules fines. © Tim Buisson

Grâce à l’ap­pli­ca­tion Captothèque, vous pou­vez suivre en temps réel le taux de par­ti­cules fines. © Tim Buisson – Place Gre’net


Pour sen­si­bi­li­ser les habi­tants de l’ag­glo­mé­ra­tion gre­no­bloise à cette ques­tion, l’ob­ser­va­toire de la qua­lité de l’air va leur pro­po­ser un ser­vice de prêt gra­tuit de micro-cap­teurs pour mesu­rer le taux de par­ti­cules dans l’air.
 
« Nous vou­lons mon­trer que les citoyens peuvent eux-mêmes être acteurs de la qua­lité de l’air », explique Claire Chappaz, adjointe au sein de l’u­nité inno­va­tion à Atmo.
 
À par­tir du lundi 21 sep­tembre, chaque citoyen de la métro­pole pourra ainsi se doter d’un appa­reil de mesure durant quinze jours. Le petit boî­tier, en forme de cloche, mesure le taux de par­ti­cules fines grâce à un cap­teur optique. Moins pré­cis que les cap­teurs de masse, il per­met tout de même de se faire une idée de la concen­tra­tion à un ins­tant donné.

 

Plusieurs taux mesurés en temps réel grâce à des capteurs prêtés aux Grenoblois

 
Plusieurs taux sont mesu­rés en temps réel : PM 10, PM 2,5 et PM 1. La courbe varie entre le vert, le jaune et le rouge selon les taux en se basant sur les cri­tères de l’Organisation mon­diale de la santé (OMS).
 

Un exemple de mesure de la qualité de l'air lorsque l'on éteint une bougie. © Capture d'écran Tim Buisson - Place Gre'net

Un exemple de mesure de la qua­lité de l’air lorsque l’on éteint une bou­gie. © Capture d’é­cran Tim Buisson – Place Gre’net


 
Relié à une appli­ca­tion mobile télé­char­geable gra­tui­te­ment, chaque uti­li­sa­teur pourra suivre l’é­vo­lu­tion des taux. Un mode « Missions » per­met en outre de diver­si­fier les mesures en jouant sur dif­fé­rents para­mètres : la tem­po­ra­lité (matin ou soir), la météo, les tra­jets, l’al­ti­tude, l’im­pact du tra­fic rou­tier, l’aération…
 
En tout, trente cap­teurs cir­cu­le­ront dans la métro­pole. Pour ten­ter l’expérience, il suf­fit de s’ins­crire sur le site de la Captothèque. Les villes de Lyon et de Clermont-Ferrand par­ti­cipent éga­le­ment à l’o­pé­ra­tion. Chacune des villes dis­pose de quinze capteurs.
 
 

Un suivi dans le temps

 
« C’est impor­tant de connec­ter le citoyen au monde de la qua­lité de l’air parce qu’il y a sou­vent des craintes vis-à-vis de la trans­pa­rence, de la confiance dans les résul­tats. Là, on leur offre une liberté totale pour pou­voir explo­rer leur propre qua­lité de l’air. Chacun va être très libre dans son expé­ri­men­ta­tion », com­mente Stéphane Socquet-Juglard, direc­teur pro­duc­tion d’Atmo Auvergne Rhône-Alpes. Une façon d’ex­pli­ci­ter les mesures et de les rendre concrètes pour les habitants.
 

Stéphane Socquet-Juglard est directeur production d'Atmo Auvergne Rhône-Alpes © Tim Buisson

Stéphane Socquet-Juglard, direc­teur pro­duc­tion d’Atmo Auvergne Rhône-Alpes © Tim Buisson – Place Gre’net


« On ne peut pas être auto­nome comme ça sur des mesures de par­ti­cules comme on peut l’être lors­qu’on regarde un ther­mo­mètre. On est sur quelque chose de plus com­plexe. C’est com­pli­qué de com­prendre à quoi on est exposé en regar­dant ces courbes sans ana­lyse, de savoir ce que ça veut dire », pour­suit Stéphane Socquet-Juglard.
 
En plus de l’ap­pli­ca­tion, conçue comme un petit réseau social autour de la qua­lité de l’air, un temps d’é­change avec des pro­fes­sion­nels et d’autres usa­gers est prévu une fois par mois. Ces ses­sions visent à expli­ci­ter les mesures et à don­ner aux citoyens des clefs de com­pré­hen­sion des données.
 
 

L’enjeu : changer le comportement des utilisateurs pour limiter leur impact sur la pollution

 
Ce ser­vice est suivi de près par la métro­pole gre­no­bloise. « Ce type d’ex­pé­ri­men­ta­tion per­met de prendre conscience du taux de par­ti­cules dans l’air. Donc j’es­père que cela va inci­ter les citoyens à prendre des mesures, afin de chan­ger leurs com­por­te­ments pour limi­ter leur impact sur la pol­lu­tion », indique Pierre Verri, conseiller métro­po­li­tain en charge du Plan cli­mat air ener­gie (PCAE).
 

Des capteurs prêtés aux Grenoblois pour mesurer la qualité de l'air. Pierre Verri, conseiller métropolitain en charge du Plan Climat Air Energie suit de près ce projet. @ Tim Buisson

Pierre Verri, conseiller métro­po­li­tain en charge du Plan cli­mat air éner­gie suit de près ce pro­jet de cap­to­thèque. @ Tim Buisson – Place Gre’net


La Métro agit déjà pour amé­lio­rer la qua­lité de l’air. Tout d’a­bord, dans le sec­teur rési­den­tiel, avec la prime Air bois per­met­tant de chan­ger son moyen de chauf­fage pour un appa­reil moins pol­luant. Mais aussi dans le domaine de la mobi­lité en inci­tant les habi­tants à prendre les trans­ports en com­mun ou le vélo. Et sur l’ur­ba­nisme, en amé­na­geant le ter­ri­toire de manière cohé­rente grâce au PLUi, en construi­sant les loge­ments et bureaux dans les endroits appropriés.
 
Avec cette expé­rience cap­to­thèque, la métro­pole entend ainsi déter­mi­ner quels sont les leviers les plus effi­caces pour faire chan­ger ces com­por­te­ments. A vos capteurs !
 
Tim Buisson
 
Partager sur facebook
Partager sur twitter
Partager sur linkedin

Simon Grange

Auteur

0 réflexion sur « Des capteurs pour mesurer la qualité de l’air prêtés aux habitants de l’agglomération de Grenoble »

  1. sep article
  2. sep article
  3. Avec ces jouets, les gens vont pou­voir consta­ter que l’air est ultra pol­lué chez eux après qu’ils ont poêlé leur steak. Ils pour­ront aussi véri­fier qu’ils se crament les pou­mons en péda­lant le long des embou­teillages sur les corona pistes tem­po­raires pour tou­jours, par exemple sur les quais.
    Par contre, pour ce qui est d’être sérieux sur la pol­lu­tion à Grenoble, faut tou­jours pas comp­ter sur Atmo pour recon­naître que la pol­lu­tion baisse peu, moins qu’ailleurs en Rhône Alpes, et moins qu’a­vant l’ar­ri­vée des faux éco­los au pou­voir en 2014. C’est pour­tant vrai.
    https://placegrenet2022.dev.stevegates.co/2020/07/28/a‑grenoble-la-pollution-de-lair-baisse-mais-peu-moins-quavant-et-moins-quailleurs-dans-la-region/304418

    sep article
  4. Avec ces jouets, les gens vont pou­voir consta­ter que l’air est ultra pol­lué chez eux après qu’ils ont poêlé leur steak. Ils pour­ront aussi véri­fier qu’ils se crament les pou­mons en péda­lant le long des embou­teillages sur les corona pistes tem­po­raires pour tou­jours, par exemple sur les quais.
    Par contre, pour ce qui est d’être sérieux sur la pol­lu­tion à Grenoble, faut tou­jours pas comp­ter sur Atmo pour recon­naître que la pol­lu­tion baisse peu, moins qu’ailleurs en Rhône Alpes, et moins qu’a­vant l’ar­ri­vée des faux éco­los au pou­voir en 2014. C’est pour­tant vrai.
    https://placegrenet.fr/2020/07/28/a‑grenoble-la-pollution-de-lair-baisse-mais-peu-moins-quavant-et-moins-quailleurs-dans-la-region/304418

    sep article
  5. Non homo­lo­gués, stop au pipeau ATMO ?

    sep article
  6. Non homo­lo­gués, stop au pipeau ATMO ?

    sep article

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site est protégé par reCAPTCHA et le GooglePolitique de confidentialité etConditions d'utilisation appliquer.

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.

A lire aussi sur Place Gre'net

COUV Sur le pont du Drac, Hervé Derriennic, secrétaire de l'Union de quartier Berriat Saint Bruno Europle, qui réclame un mur anti bruit, le long du quartier Bouchayer Viallet, pour pallier les nuisances sonores consécutives à l'élargissement de l'A480, 8 juin 2021. © Séverine Cattiaux - Place Gre'net
A480 élargie à Grenoble : des habitants de Berriat réclament les murs anti-bruit, quand d’autres à Mistral se sentent relégués derrière

DÉCRYPTAGE - Si l’élargissement de l’autoroute A480 a fait débat, les murs anti-bruit provoquent désormais leur lot de frustrations. À Berriat, les habitants déplorent leur absence, Lire plus

Sans surprise, Yassine Lakhnech succède à Patrick Lévy à la tête de la nouvelle Université Grenoble Alpes. Le processus d'intégration se poursuit
Pollution à Polytech : les syndicats accusent l’UGA de minimiser une situation « très sérieuse »

  EN BREF - Suite à la communication du président de l'Université Grenoble-Alpes (UGA) sur la pollution et la fermeture du site Polytech, les représentants Lire plus

A Grenoble, le nouvel indice de la qualité de l'air fait exploser le nombre de jours pollués. Et ? Rien. Car la règlementation n'a pas changé.
Ouverture prochaine de la concertation préalable pour un nouveau Plan de protection de l’atmosphère

  FLASH INFO — En route pour un troisième Plan de protection de l'atmosphère de l'agglomération grenobloise. Après un premier PPA adopté en 2006, puis Lire plus

Une livraison à Grenoble. © Léa Raymond - placegrenet.fr
Zone faibles émissions : fronde des acteurs économiques contre un calendrier jugé intenable

  FOCUS - La zone faibles émissions (ZFE), qui régit et interdit progressivement la circulation des poids lourds et véhicules utilitaires dans 27 communes de Lire plus

Après avoir longtemps fait la chasse à la voiture, la Ville de Grenoble entend faire le ménage dans son parc de chaufage au bois.
Après la chasse à la voiture, la Ville de Grenoble veut faire le ménage dans le chauffage au bois

  FIL INFO - Après avoir longtemps fait la chasse à la voiture, la Ville de Grenoble entend faire le ménage dans les appareils de Lire plus

Episodes de pollution aux poussières de sable du Sahara sur la région grenobloise : cachez cette voiture…

  FLASH INFO - Des scientifiques étudient actuellement l'épisode de pollution aux particules fines qui a récemment touché la France à plusieurs reprises, dont la Lire plus

Flash Info

|

19/01

0h33

|

|

18/01

15h20

|

|

18/01

11h19

|

|

18/01

10h31

|

|

17/01

19h34

|

|

17/01

12h10

|

|

17/01

10h52

|

|

15/01

13h56

|

|

14/01

20h48

|

|

14/01

16h22

|

Les plus lus

Le groupe d'opposition Société Civile veut rendre publiques les données sur la sécurité du réseau Tag

Flash info| Le groupe d’opposition Société Civile veut rendre publiques les données sur la sécurité du réseau Tag

Éric Piolle présentait ses voeux à la presse ce 13 janvier 2022. © Joël Kermabon - Place Gre'net

Abonnement| Éric Piolle envisage un stationnement plus cher pour les SUV et de la vidéo-verbalisation en centre-ville

Le festival Magic Bus revient sur l'Esplanade pour sa 21e édition en 2022. © Retour de scène

Culture| Festival Magic Bus : après l’anneau de vitesse en 2021, retour sur l’Esplanade en 2022

Agenda

Je partage !
Partager sur facebook
Partager sur twitter
Partager sur linkedin