Rentrée scolaire : la rectrice de l’académie de Grenoble vante une “énergie pédagogique innovante”, les syndicats ferraillent

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FOCUS — Visite de rentrée pour la rectrice de l’Académie de Grenoble à l’école maternelle Les Frênes. L’occasion pour Hélène Insel de croiser Éric Piolle, maire de Grenoble, et de faire le point sur les conditions d’une rentrée pas comme les autres. Notamment en répondant aux attaques au vitriol des syndicats, qui dénoncent des dispositifs inadaptés et une reprise mal préparée.

 

 

Certains sont contents de ren­trer, d’autres inti­mi­dés par leur nou­velle école… Ce mardi 1er sep­tembre au matin, la ren­trée des classes à l’é­cole mater­nelle Les Frênes de Grenoble res­semble à toutes les autres. À quelques excep­tions près. D’abord, parce que tous les adultes portent des masques, consignes sani­taires obligent. Ensuite, parce que l’é­ta­blis­se­ment reçoit la visite de la rec­trice de l’Académie de Grenoble, et du maire de la com­mune.

 

Une visite menée par la directrice de l'école Les Frênes © Florent Mathieu - Place Gre'net

Une visite menée par la direc­trice de l’é­cole Les Frênes. © Florent Mathieu – Place Gre’net

 

Hélène Insel et Éric Piolle se retrouvent ainsi à l’oc­ca­sion des tra­di­tion­nelles visites de ren­trée, accom­pa­gnés de leurs équipes res­pec­tives et gui­dés par la direc­trice de l’é­ta­blis­se­ment, Fabienne Ramaz. Un petit tour dans les classes, quelques échanges avec des enfants plus amu­sés qu’im­pres­sion­nés, des entre­tiens avec les pro­fes­seurs et, natu­rel­le­ment, la direc­trice. L’occasion de voir que tout semble bien se pas­ser et que tous les enfants répondent à l’ap­pel.

 

 

Les syn­di­cats dénoncent une ren­trée mal pré­pa­rée

 

Un souci en moins ? Hélène Insel le rap­pelle : l’ob­jec­tif était de garan­tir une ren­trée en pré­sen­tiel pour l’en­semble des enfants. Et ceci après six semaines de confi­ne­ment et un ensei­gne­ment à dis­tance. Suivies d’une étrange reprise aux mois de mai et de juin, avec des effec­tifs pas tou­jours au com­plet dans les salles de classe. Aujourd’hui, assure Hélène Insel, toutes les condi­tions sont réunies pour assu­rer la « mis­sion essen­tielle » de l’é­cole.

 

Hélène Insel © Florent Mathieu - Place Gre'net

Hélène Insel © Florent Mathieu – Place Gre’net

Ce n’est pour­tant pas ce qu’es­timent les syn­di­cats. Par voie de com­mu­ni­qué, CGT, FSU, Sud ou encore Unsa dénoncent au contraire une ren­trée mal pré­pa­rée. Avec notam­ment un pro­to­cole sani­taire « com­mu­ni­qué à la der­nière minute [et] empê­chant les per­son­nels d’anticiper ». Et qui ne pren­drait pas en compte, par exemple, la ques­tion des per­son­nels les plus vul­né­rables.

 

Une posi­tion que conteste la rec­trice. « Le pro­to­cole sani­taire a été publié en juillet », rap­pelle Hélène Insel. La der­nière ver­sion, émise une semaine avant la ren­trée, ne com­por­te­rait que des « modi­fi­ca­tions à la marge ». Dont le port du masque obli­ga­toire pour les adultes, col­lé­giens et lycéens.

 

Quid des per­son­nels vul­né­rables ? « La norme, c’est que tous les per­son­nels reprennent », confirme la rec­trice. Avec octroi de « masques chi­rur­gi­caux de caté­go­rie supé­rieure » pour les per­sonnes à risque. Mais le télé­tra­vail reste de mise pour cer­tains per­son­nels admi­nis­tra­tifs.

 

 

« Une énergie pédagogique innovante »

 

Aux yeux du rec­to­rat, les normes sani­taires ne sont de toute manière qu’un préa­lable. « L’enjeu, il est péda­go­gique ! », reven­dique Hélène Insel. Qui salue la mobi­li­sa­tion des per­son­nels ensei­gnants durant la crise « pour accom­pa­gner les élèves vers la réus­site ». Et de van­ter un suivi indi­vi­dua­lisé pour évi­ter au maxi­mum les situa­tions de décro­chage par temps de confi­ne­ment. « La reprise de mai et de juin a per­mis aux pro­fes­seurs de poser un diag­nos­tic sur les élèves en dif­fi­culté », ajoute la rec­trice.

 

La visite est rythmée par des discussions avec les personnels... et les enfants © Florent Mathieu - Place Gre'net

La visite a été ryth­mée par des dis­cus­sions avec les per­son­nels… et les enfants © Florent Mathieu – Place Gre’net

 

Là encore, les syn­di­cats sont net­te­ment plus cri­tiques. « Non, la ren­trée ne per­met de rat­tra­per le retard péda­go­gique dû au confi­ne­ment », affirme le Snes-FSU. En consi­dé­rant que les moyens et les per­son­nels sup­plé­men­taires se font attendre. Faux, répond une nou­velle fois la rec­trice. « Ce n’est pas vrai : il y a des moyens sup­plé­men­taires, des heures sup­plé­men­taires déployées, des ser­vices civiques en nombre plus grand », décrit-elle.

 

Hélène Insel vante notam­ment les mesures mises en place pour accom­pa­gner les “décro­cheurs”. À com­men­cer par les Vacances appre­nantes, très sui­vies selon elle dans l’Académie de Grenoble. Ou le dis­po­si­tif « devoirs faits », dont les syn­di­cats notent qu’il ne concerne que les col­lé­giens. Voire la venue d’ins­ti­tu­teurs… dans les col­lèges pour accom­pa­gner les 6e en déli­ca­tesse avec la lec­ture. Bref, une « éner­gie péda­go­gique inno­vante », conclut la rec­trice.

 

Florent Mathieu

 

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Commentaires 1
  1. Entre les gau­chistes radi­caux (Piolle) et les para­sites syn­di­ca­listes, on ne sait pas qui est pire pour la France

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