Les feux d’artifice annulés sur l’ensemble de la métropole, une bonne nouvelle pour les animaux

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EN BREF – Coronavirus oblige, les feux d’artifice et l’essentiel des autres festivités prévues à l’occasion de la fête nationale sont annulés cette année. Si les amateurs de 14 juillet festifs en seront pour leur frais, les animaux devraient être nettement plus à la fête. Et pour cause, les feux d’artifice peuvent avoir des conséquences dramatiques pour la faune.

 

 

Feux d’artifice annulés, un soulagement pour les animaux

L’habituel feu d’ar­ti­fice tiré depuis le parc Paul-Mistral à Grenoble n’aura pas lieu cette année. © Nils Louna

 

En rai­son de la situa­tion sani­taire, la plu­part des com­munes de la métro­pole ont choisi d’annuler bon nombre de fes­ti­vi­tés pré­vues pour le 13 et 14 juillet. À com­men­cer par les bals et feux d’artifice. Une déci­sion qui vise à évi­ter les grands ras­sem­ble­ments à Grenoble, Saint-Martin-d’Hères ou encore à Échirolles.

 

Par ailleurs, la pré­fec­ture a publié un arrêté appli­cable jusqu’au 15 juillet, afin « de pré­ve­nir tous risques de troubles à l’ordre public à l’occasion des fes­ti­vi­tés du 14 juillet 2020″. Elle inter­dit ainsi les « ventes aux détails des com­bus­tibles cor­ro­sifs, car­bu­rants à empor­ter et gaz inflam­mables dans les sta­tions ser­vice ». Mais aussi « l’usage et la vente de fusées, feux d’artifice et pétards » dans tout le dépar­te­ment de l’Isère. Elle espère, ce fai­sant, pré­ve­nir les « bles­sures et incen­dies » et les « mou­ve­ments de foule » pou­vant résul­ter de ces déto­na­tions.

 

À Grenoble, tou­te­fois, deux ren­dez-vous sont main­te­nus. La prise d’armes à 17 heures, place de Verdun, avec une col­lecte de bleuets à des­ti­na­tion des vété­rans et des vic­times de guerre et du ter­ro­risme. Puis un “verre répu­bli­cain”, à 19 heures au jar­din de l’hôtel de ville, parc Paul-Mistral.

 

 

Une bonne nouvelle pour les animaux

 

Affiche PETA

Affiche de l’as­so­cia­tion Pour une Éthique dans le trai­te­ment des ani­maux. © Peta

Si ces annu­la­tions pour­raient en déce­voir cer­tains, il s’a­git d’une bonne nou­velle pour les ani­maux. En effet, les spec­tacles pyro­tech­niques sont sou­vent une « expé­rience trau­ma­ti­sante » pour les « chiens, chats et les autres ani­maux qui ont l’ouïe plus fine ». « Chaque année, d’in­nom­brables ani­maux se perdent (et cer­tains meurent) durant les feux d’ar­ti­fice orga­ni­sés à l’oc­ca­sion du 14 juillet », rap­pelle ainsi l’association Pour une éthique dans le trai­te­ment des ani­maux (Peta).

 

Sur son site, l’association publie un guide à des­ti­na­tion des pro­prié­taires d’animaux. Peta invite ainsi à « gar­der chats et chiens à l’in­té­rieur pen­dant les feux d’ar­ti­fice ». Si c’est impos­sible, elle conseille de fer­mer « fenêtres et rideaux » et d”  »allu­mer la radio ou la télé­vi­sion pour aider à noyer le bruit des déto­na­tions. »

 

Les feux d’ar­ti­fice sont effrayants pour les ani­maux de com­pa­gnie, mais peuvent éga­le­ment être mor­tels pour les pas­se­reaux. Chaque année, des dizaines d’oiseaux meurent, vic­times de crise car­diaque ou en s’é­cra­sant sur les façades, pris de panique lors des feux d’artifice.

 

Ainsi, l’association invite les défen­seurs des ani­maux « à contac­ter [leurs] muni­ci­pa­li­tés pour deman­der des feux d’ar­ti­fice silen­cieux ou des spec­tacles de lumière laser ». Des spec­tacles « qui ont toute la pompe des feux d’artifice clas­siques, sans leurs incon­vé­nients toni­truants », assure Peta.

 

Thomas Imbert

 

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Commentaires 2
  1. Alors oui, il faut plus sou­vent pen­ser aux ani­maux. C’est peut-être un des prin­ci­paux ensei­gne­ments de cette crise Covid19, lors des confi­ne­ments for­cés, la bio­di­ver­sité n’a jamais été aussi forte depuis ces der­nières années.
    Les insectes ont été très nom­breux et les oiseaux sont reve­nus dans nos villes. Il faut prendre ça en compte !!!

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  2. Pourquoi annu­ler ? Aux ter­rasses des bars Grenoblois sauf quelques excep­tions, c’est Nice et le 14 juillet presque tous les jours !

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