FOCUS – Christian Nagearaffe, président du Comité interprofessionnel de la Noix de Grenoble (CING), aborde la récolte 2026 avec un certain optimisme. D’une part, parce que le fruit iconique n’a pas autant souffert des conditions estivales difficiles que d’autres secteurs agricoles, d’autre part parce qu’une nouvelle variété, la Fernor, fait officiellement son apparition dans l’AOP. Autre grande annonce : le lancement d’un événement festif annuel autour de la « noix nouvelle », à l’image des vins primeurs.
« Tout le monde est prêt et impatient pour la récolte ! » C’est l’un des messages qu’a voulu faire passer Christian Nagearaffe, président du Comité interprofessionnel de la Noix de Grenoble (CING), à l’occasion d’une allocution le mercredi 30 septembre 2026. Si quelques récoltes de la noix AOP1Appellation d’origine protégée. ont déjà commencé, la plupart des exploitants attendaient en effet les pluies annoncées début octobre. Des aides précieuses à la récolte, dans la mesure où elles favorisent la fente du brou et, donc, le détachement du fruit.
L’impatience est d’autant plus de mise cette année que la récolte 2025, excellente en qualité mais réduite au niveau des calibres, a donné environ 10 000 tonnes de Noix de Grenoble, soit moins que les années précédentes. La filière espère donc voir revenir des chiffres plus proches de la moyenne, d’autant que la Noix de Grenoble a moins souffert des conditions estivales que d’autres exploitations agricoles. Christian Nagearaffe évoque une production de 11 000 à 13 000 tonnes mais se garde bien d’être affirmatif : « C’est vraiment une estimation au doigt mouillé ».
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