Des pistes cyclables transitoires ouvertes dans l’agglomération grenobloise pour le déconfinement

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FOCUS – La Métropole de Grenoble a présenté, ce mercredi 6 mai, la première des pistes cyclables temporaires de l’agglomération. Aménagée sur les quais en rive gauche de l’Isère, elle fait partie des 18 kilomètres prévus dans le cadre du projet baptisé TempoVélo. Son objectif ? Encourager et sécuriser la pratique du vélo dans l’agglomération en vue de « fluidifier » le déconfinement.

 

 

Le 11 mai, pre­mier jour du décon­fi­ne­ment, arrive… enfin ! En pré­vi­sion, plu­sieurs élus métro­po­li­tains et gre­no­blois ont visité mer­credi le chan­tier de la pre­mière piste cyclable tem­po­raire amé­na­gée sur la rive gauche de l’Isère.

 

Christophe Ferrari, président de Grenoble Alpes Métropole entre Yann Mongaburu, président du Smmag (à gauche) et Éric Piolle, maire de Grenoble (à droite) présente la première des pistes cyclables temporaires de l'agglomération. © Véronique Magnin - Place Gre'ne© Véronique Magnin - Place Gre'net

Yann Mongaburu, pré­sident du Smmag, Christophe Ferrari, pré­sident de Grenoble Alpes Métropole, et Éric Piolle, maire de Grenoble. © Véronique Magnin – Place Gre’net

Si la capa­cité des trans­ports publics est pour l’heure réduite de moi­tié, « à comp­ter de lundi [11 mai, ndlr], nous allons nous rap­pro­cher à 90 % de l’offre de ser­vice de trans­port habi­tuelle en matière de fré­quence », a sou­li­gné Yann Mongaburu, pré­sident du Syndicat mixte des mobi­li­tés de l’aire gre­no­bloise (Smmag).

 

Pourquoi ouvrir des pistes cyclables tem­po­raires ? Parce que les mesures natio­nales, dont le « haut niveau d’exigence sani­taire », induisent notam­ment la neu­tra­li­sa­tion d’un siège sur deux dans les trans­ports en com­mun. D’où la néces­sité d’of­frir des solu­tions alter­na­tives de dépla­ce­ments, comme l’a rap­pelé Christophe Ferrari, pré­sident de la Métropole de Grenoble.

 

« C’est le moment de sor­tir sa bicy­clette du garage ou de la cave ! », a embrayé Yann Mongaburu sans qu’Éric Piolle, le maire de Grenoble, n’ait eu besoin de le pous­ser à la roue.

 

 

Dix huit kilomètres de pistes cyclables temporaires

 

Baptisé TempoVélo, le pro­jet d’a­mé­na­ge­ment pré­voit, au total, 18 kilo­mètres de pistes cyclables tem­po­raires et réver­sibles sur le ter­ri­toire de la Métropole. Une solu­tion pour « flui­di­fier » le décon­fi­ne­ment qui, selon Éric Piolle, « s’inscrit dans la conti­nuité de ce que nous avons mis en place avec la Métropole et le Smmag depuis six ans ».

 

Des pistes cyclables transitoires à Grenoble dès le 11 mai. Éric Piolle et Yann Mongaburu lors de la présentation de « Faites du vélo ». © Joël Kermabon - Place Gre'net

Éric Piolle et Yann Mongaburu lors de la pré­sen­ta­tion de Faites du vélo. © Joël Kermabon – Place Gre’net

Ces nou­velles voies s’ajoutent aux 475 km d’aménagements cyclables, dont 20 km de Chronovélo déployés sur l’ensemble du ter­ri­toire inter­com­mu­nal.

 

« Des amé­na­ge­ments posi­tifs pour nous accom­mo­der du virus », estime le maire de Grenoble.

 

Et ce der­nier de se féli­ci­ter de cette anti­ci­pa­tion concer­tée entre la Métropole, le Smmag et les com­munes. De quoi « regar­der aujourd’hui cette période d’incertitude de façon peut-être plus sereine et plus apai­sée ».

 

 

Objectif : 100 000 néo-cyclistes dans le territoire

 

Les Grenoblois vont-ils suivre ? Une chose est sûre, depuis dix ans, les dépla­ce­ments à vélo ont aug­menté de 50 %. C’est donc le vent en poupe que les édile visent, excu­sez du peu, 100 000 néo-cyclistes sur le ter­ri­toire.

 

« L’idée est de limi­ter le report modal auto­mo­bile. D’autant plus en cette période de crise sani­taire où il risque d’y avoir plu­tôt une per­sonne par voi­ture », jus­ti­fie Christophe Ferrari, pour qui ce serait « le pire scé­na­rio pos­sible ».

 

Le premier tronçon d’1,6 km de pistes cyclableq temporaireq situé sur les quais grenoblois entre la place Hubert-Dubedout et le pont de Chartreuse. © Véronique Magnin - Place Gre'net

Le pre­mier tron­çon d’1,6 km de piste cyclable tem­po­raire est situé sur les quais gre­no­blois entre la place Hubert-Dubedout et le pont de Chartreuse. © Véronique Magnin – Place Gre’net

 

Pour Yann Mongaburu, le suc­cès de cette opé­ra­tion dépen­dra aussi du main­tien du télé­tra­vail. « Avec les plus gros acteurs éco­no­miques du ter­ri­toire, nous avons décidé de main­te­nir 90 % de télé­tra­vail au moins jusqu’au 2 juin pour garan­tir la sécu­rité des mobi­li­tés de ceux pour lequel le tra­vail pré­sen­tiel est néces­saire », rap­porte-t-il.

 

 

Des marquages au sol effaçables et des balises de sécurité

 

Les nou­veaux iti­né­raires, empié­tant sur les axes rou­tiers, se déploie­ront en paral­lèle des lignes de trans­port en com­mun « les plus struc­tu­rantes ». Ainsi, « TempoVélo B dont fait par­tie le tron­çon des quais ser­vira à “désa­tu­rer” la ligne de tram B. Il en sera de même pour le tram A et la ligne de bus C4 », détaille Yann Mongaburu.

 

Une signalétique temporaire au so de l'une des premières pistes cyclables. l© Véronique Magnin - Place Gre'net

Signalétique tem­po­raire au sol pour les nou­velles pistes cyclables. © Véronique Magnin – Place Gre’net

Les deux mots d’ordre pour ces amé­na­ge­ments cyclables ?

 

Sobriété et rapi­dité. D’où un mar­quage au sol tem­po­raire qui s’effacera pro­gres­si­ve­ment, com­posé de pic­to­grammes de vélos jaunes. Ce « essen­tiel­le­ment au niveau des inter­sec­tions », pré­cise la Métropole. S’y ajou­tera juste un bali­sage pour sécu­ri­ser le par­cours « aux endroits néces­saires ».

 

Rapidité enfin, avec l’ins­tal­la­tion en moins de trois jours du pre­mier tron­çon d’1,6 km sur les quais gre­no­blois. Conséquence : plus qu’une seule voie pour les voi­tures entre la place Hubert-Dubedout et le pont de Chartreuse. L’ensemble des pistes cyclables tem­po­raires devrait être achevé fin mai.

 

 

Un projet financé à 100 % par la Métropole

 

L’État va sou­te­nir la Métropole qui finance à 100 % les pistes TempoVélo. « Il y a peu, la gou­ver­ne­ment a déblo­qué 20 mil­lions d’euros en faveur de la pra­tique cyclable, y com­pris pour de telles infra­struc­tures », rap­pelle Yann Mangaburu.

 

Les pro­chains amé­na­ge­ments pro­gram­més ? Un iti­né­raire long d’1,1 km sur l’avenue Jean-Perrot. Plus pré­ci­sé­ment, entre le bou­le­vard Clémenceau et l’avenue des Jeux olym­piques. Mais aussi, un de 1,2 km, qui emprun­tera l’axe des ave­nues Champon et Berthelot, entre le bou­le­vard Joffre et la MC2.

 

D’autres tron­çons sont à l’étude à Grenoble, ainsi que dans huit autres com­munes : Échirolles, Eybens, Fontaine, Seyssinet-Pariset, Meylan, Le Pont-de-Claix, Saint-Martin‑d’Hères et enfin Saint-Martin-le-Vinoux.

 

 

« Certaines voies cyclables temporaires seront peut-être pérennisées »

 

« Un suivi par­ti­cu­liè­re­ment exi­geant sera mis en place pour obser­ver les effets de tels amé­na­ge­ments, y com­pris sur la cir­cu­la­tion moto­ri­sée », pré­cise la Métropole. L’objectif ? Procéder à d’é­ven­tuels ajus­te­ments en cas de dys­fonc­tion­ne­ments, voire à l’arrêt d’une ou plu­sieurs sec­tions tran­si­toires.

 

Des pistes cyclables transitoires à Grenoble dès le 11 mai. La première piste cyclable alternative prfésentée par Christophe Ferrari, président de Grenoble Alpes Métropole entre Yann Mongaburu, président du Smmag (à gauche) et Éric Piolle, maire de Grenoble (à droite). © Véronique Magnin - Place Gre'ne © Véronique Magnin - Place Gre'net

Yann Mongaburu, Christophe Ferrari et Éric Piolle.  © Véronique Magnin – Place Gre’net

« Nous allons aussi obser­ver à quel point ces pistes cyclables changent les com­por­te­ments », ajoute Christophe Ferrari. Selon le retour d’ex­pé­rience, les élus n’ex­cluent en effet pas de péren­ni­ser cer­taines voies de cir­cu­la­tion.

 

Par ailleurs, la marche à pied consti­tue, pour ces der­niers, l’autre pierre angu­laire d’un « décon­fi­ne­ment apaisé ».

 

 

Voilà pour­quoi « nous tra­vaillons aussi sur les amé­na­ge­ments d’urgence pour les pié­tons », explique Christophe Ferrari. Notamment sur l’élargissement de cer­tains trot­toirs.

 

Véronique Magnin

 

 

TUTORIELS, ATELIERS DE RÉPARATION, LOCATION FACILITÉE… ET COURS GRATUITS

 

Alors que « les familles dans notre ter­ri­toire pos­sèdent plus de bicy­clettes que de véhi­cules moto­ri­sés, de nom­breux cycles en mau­vais état res­tent au garage », déplore Yann Mongaburu. Pour y remé­dier, depuis le 2 mai, le syn­di­cat a ainsi mis en ligne des tuto­riels gra­tuits « pour per­mettre à cha­cun de pou­voir répa­rer sa bicy­clette ».

 

Vélo de la Métro. © Elodie Rummelhard - placegrenet.fr

© Elodie Rummelhard – placegrenet.fr

Le Smmag a éga­le­ment prévu le maté­riel néces­saire pour la réou­ver­ture sécu­ri­sée de treize ate­liers de répa­ra­tion avec la four­ni­ture de masques. « Les pre­miers ont repris du ser­vice cette semaine », pré­cise son pré­sident.

 

Et pour ceux qui pré­fèrent faire appel à un vélo­ciste pro­fes­sion­nel ? L’État leur offre un chèque de 50 euros pour répa­rer leur bicy­clette.

 

« Nous met­trons en ligne à comp­ter du 11 mai l’ensemble des vélo­cistes du ter­ri­toire par­te­naires de cette opé­ra­tion », pré­cise Yann Mongaburu.

 

Réserver son vélo et payer sa location en ligne

 

Enfin, à par­tir du 18 mai, le ser­vice Métrovélo, le sys­tème de loca­tion de vélos sur la Métropole de Grenoble, « change de bra­quet » en offrant de nou­velles pos­si­bi­li­tés. Tel que la réser­va­tion de son vélo et le paie­ment de sa loca­tion en ligne.

 

Facilités aux­quelles s’ajoute la mul­ti­pli­ca­tion des points de loca­tion au-delà des agences de Saint-Martin‑d’Hères et Grenoble. « Nous allons nous déployer dans qua­rante points de loca­tion à l’échelle du Grésivaudan et de la métro­pole », annonce ainsi Yann Mongaburu.

 

Pour cou­ron­ner le tout, Métrovélo dis­pen­sera aussi des cours gra­tuits de répa­ra­tion de vélo et de conduite en ville pour sécu­ri­ser sa pra­tique.

 

UNE DISTANCE DE 10 MÈTRES ENTRE CYCLISTES, EST-CE SUFFISANT ? 

 

Dix mètres mini­mum : telle sera la dis­tance à res­pec­ter entre deux cyclistes à comp­ter de ce 11 mai, a annoncé Roxana Maracineanu, la ministre des Sports.

 

Cette mesure, qui s’appuie sur nos connais­sances actuelles du mode de pro­pa­ga­tion du virus, se veut pro­tec­trice contre le risque d’inhalation de micro-gout­te­lettes conta­mi­nées en sus­pen­sion dans l’air.

 

Compteur à vélos, cours Lafontaine. © Manon Heckmann- placegrenet.fr

© Manon Heckmann – placegrenet.fr

Pour autant, 10 mètres est-ce suf­fi­sant entre cyclistes qui se croisent ou qui se suivent, alors même que leur vitesse moyenne dépasse 20 km/h ?

 

Une pré­pu­bli­ca­tion relayée le 20 avril der­nier sur le site Urban phy­sics and wind engi­nee­ring pré­co­nise, elle, une dis­tan­cia­tion mini­male d’1,5 m entre per­sonnes immo­biles et de 10 m pour une course à seule­ment 14,4 km/h. Le tout, en l’ab­sence de vent de face, de vent arrière et de vent de tra­vers…

 

« Mathématiquement, il fau­drait 17,5 mètres à 25 km/h ! », ont cal­culé des Grenoblois. Qui en concluent que « ceux qui ont fait du vélo un ins­tru­ment poli­tique racontent qu’il va pro­té­ger du Covid-19, [mais] c’est peut être tout l’in­verse ! »

MC2 - A la Vie
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Commentaires 21
  1. Je tenais à remer­cier M. Piolle pour cette belle ini­tia­tive de voies cycliste sur les quais.
    En effet, j’ai pu lar­ge­ment pro­fi­ter des 57 minutes pas­sées pour faire 2 kms sépa­rant le bou­lo­drome de l’esplanade à la rue Bizanet pour admi­rer la beauté de la Bastille, de ses bulles ainsi que des magni­fiques construc­tions joli­ment déco­rées des anciennes uni­ver­si­tés.
    Il faut dire que le pay­sage est magni­fique, pro­ba­ble­ment très pol­lué puisque je n’étais pas le seul dans ma voi­ture à faire du sur-place et j’imagine que c’est pour cette rai­son que seuls 17 cyclistes (1 toutes les 3 minutes) et encore plus de motards (tri­cheurs) ont emprun­tés cette large voie ancien­ne­ment uti­li­sable aux 4 roues.
    Mais tout cela n’est que peu de chose par rap­port au véhi­cule du SMUR qui n’a mis que 25 minutes, sirènes hur­lantes, pour tra­ver­ser l’Isère avant d’emprunter à son tour la fameuse voie cyclable. Heureusement, aucun contrôle de police n’était pré­sent pour les ver­ba­li­ser, quelle chance…et j’espère que le mou­rant en a eu autant, mais peut-être n’était-ce pas si urgent !
    Par contre, petite ques­tion, qui va être consi­déré comme res­pon­sable si une per­sonne décède du fait d’une arri­vée tar­dive au CHU ?

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  2. En un mot : c’est l’en­fer.
    Je ne vois pas bien ce que cela doit flui­di­fier ?? Au contraire les temps de tra­jets sont dou­blés, les bou­chons sont mons­trueux dès 8h le matin. Et tout ça pour 3 pauvres cyclistes dont la moi­tié sont des étu­diants qui n’ont plus cours. Ce sys­tème est une aber­ra­tion pure et simple, j’ai hâte que ces pistes cyclables tem­po­raires dis­pa­raissent notam­ment sur les quais.

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  3. Bonjour,
    Je suis résident Grenoblois, j’ha­bite sur les quais et j’u­ti­lise mon vélo. Depuis l’ins­tal­la­tion de la piste cyclable qui prend une voie de cir­cu­la­tion entre la place Hubert Dubedout et le pont de Chartreuse, ce ne sont que des bou­chons devant chez nous avec les émis­sions de CO2 qui vont avec, la photo montre bien le pro­blème : 1 vélo et une queue de voi­tures, c’est contre pro­duc­tif !
    Sous pré­texte de flui­di­fier on crée des bou­chons , et c’est un cycliste qui parle, nul besoin d’une piste cyclable de la lar­geur d’une voie !

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  4. Lundi 11 vers 16h30 quai Stéphane Jay : bou­chon au car­re­four avec la rue Lionne, aggravé par la piste cyclable prise sur la voie com­mune : pol­lu­tion et CO2 sup­plé­men­taires.
    Mercredi 13 de 16h59 à 17h04, quai Jongkind, où la piste cyclable a été prise en sup­pri­mant 40 places de sta­tion­ne­ment : 0 vélo sur la piste , alors que 40 voi­tures ont passé sur la voie rou­tière com­mune moins large.

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  5. Depuis 20 ans des voies cyclables ont été ins­tal­lées à la place de voies com­munes aux voi­tures, bus, 2 roues dans les rues et ave­nues à tra­fic moyen ou grand de Grenoble. Sur celles dont on connait les tra­fics à l’é­poque, l’a­mé­na­ge­ment de ces pistes réser­vées aux cyclistes (10km) à la place de voies com­munes, a fait for­te­ment dimi­nuer la capa­cité de ces voies. En sup­pri­mant ces 10 km de voies cyclables, la capa­cité de ces rues et ave­nues à faire pas­ser des per­sonnes serait aug­men­tée d’en­vi­ron 5%, alors que sur 10 km de voies cyclables passent en moyenne un peu moins de 0,5% des per­sonnes qui passent en voi­ture dans ces rues et ave­nues, il y a donc 10 fois moins de per­sonnes pas­sant sur ces voies cyclables que si elles étaient rem­pla­cées par les voies com­munes d’il y a 20 ans.
    Ces voies cyclables font donc pas­ser 10 fois moins de per­sonnes que les voies rou­tières com­munes qu’elles ont rem­pla­cées :
    un gas­pillage de notre espace public :
    ‑aug­men­tant les embou­teillages et leurs pol­lu­tions sur les voies res­tantes de ces rues et les voies d’autres rues où se reporte une par­tie de la cir­cu­la­tion,
    ‑dis­cri­mi­na­toire en excluant les per­sonnes qui ne viennent plus à cause de ces bou­chons sup­plé­men­taires pour le béné­fice d’une petite mino­rité de cyclistes (dont beau­coup for­cés d’u­ti­li­ser le vélo au lieu de la voi­ture qui serait géné­ra­le­ment meilleure pour eux), une perte pour les per­sonnes exclues répri­mées par ces voies cyclables et pour les com­merces du sec­teur qui perdent ainsi de la clien­tèle, leur acti­vité fait le plon­geon depuis des années.
    Un dan­ger d’ac­ci­dents beau­coup plus mor­tels (chutes et acci­dents rou­tiers) que si les cyclistes allaient en voi­ture, dont les res­pon­sables des pistes cyclables n’in­forment sur­tout pas ces cyclistes. Ces res­pon­sables n’in­forment pas non plus des dan­gers de la marche ceux qu’ils forcent à mar­cher en blo­quant les voi­tures : envi­ron 50 fois plus de morts par km qu’en voi­ture, sur­tout par chutes et sur­tout chez les per­sonnes âgées.

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    • Vos chiffres sont com­plè­te­ment lou­foques et par­tiels.

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  6. je suis allé aujourd’­hui à la place V Hugo pour voir un méde­cin. J’ai fait 2 tours dans mon 4×4 avant d’a­voir trouvé une place de par­king à la place Vaucanson. Qui en a gagné ? J’ai perdu 15′, la ville a reçu les échap­pe­ments de ma voi­ture, faute d’ab­sence de places de sta­tion­ne­ment à côté de la place V Hugo. Le pro­blème qu’on a avec les pas­tèques, c’est leur désir ardent de « chan­ger la men­ta­lité des gens ». Marx, Lenin, Hitler, Pol Pot, ils ont tous com­mencé par « la créa­tion d’une nou­velle espèce humaine ». Aujourd’hui, les gau­cho bobo veulent créer le Homo eco­lo­gi­cus et pro-migran­ti­cus 🙂

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    • Je vou­drais com­prendre. Car moi lorsque je vais dans le centre en voi­ture (si si ! ça m’ar­rive!) j’ar­rive tou­jours à trou­ver une place. Là où vous étiez il y a le par­king Philippeville juste à côté ! Je vois pas où est le pro­blème. Ne me par­lez pas du prix, car le sta­tion­ne­ment en ouvrage est moins cher qu’en sur­face, et ceux qui viennent en TC payent aussi. Rien que d’un point de vue pra­tique, lorsque l’on va en centre-ville, le réflexe devrait être par­king en ouvrage ou par­king-relai + TC, a minima pour ceux qui n’ont pas de han­di­cap par­ti­cu­lier.

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    • Quel concours d’ar­ticles de presse ? Il y a le coro­na­vi­rus et des experts hol­lan­dais de l’u­ni­ver­sité de Eindhoven disent qu’il faut 20 mètres de dis­tan­cia­tion sani­taire à vélo, point.

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      • « The report has not been publi­shed in a scien­ti­fic jour­nal or peer-revie­wed, which means the research methods have not been tes­ted by out­side experts.  »

        D’une. Tout le monde connait cette étude qui apporte des élé­ments inté­res­sants en termes de prin­cipe de pré­cau­tion, mais qui ne consti­tue pas une vérité abso­lue et contient beau­coup d’in­con­nues.

        De deux, il ne faut pas faire de vélo en ville pour ne pas com­prendre que ces 20 mètres sont faci­le­ment attei­gnables. Et c’est jus­te­ment pour assu­rer une dis­tance suf­fi­sante, que des voies cyclables ont été créée élar­gies !

        Énormément de per­sonnes ne veulent pas, ou ne peuvent pas, prendre une voi­ture à la place des trans­ports en com­mun et sont bien heu­reuses de prendre leur vélo ! Ainsi, lors des grèves à Paris, le tra­fic vélo a aug­menté de 50%, puis s’est main­tenu à +25% à la fin de la grève : à ce que je sache, ces per­sonnes ont dû trou­ver un inté­rêt à la pra­tique cyclable, en termes de rapi­dité, de com­mo­dité, d’en­tre­tien de la condi­tion phy­sique, de prix ! Vous aurez beau virer toutes les pistes cyclables et mettre des voies rou­tières à la place, celles-ci ne seront pas suf­fi­santes pour absor­ber un flux de véhi­cules repré­sen­tant 100 000 usa­gers, car quoi­qu’on en dise, à Grenoble ou ailleurs, pistes cyclables ou pas, la conges­tion rou­tière est due aux VOITURES, ainsi qu’une par­tie de la pol­lu­tion qui va avec.

        Les voi­tures ont leurs auto­routes et bou­le­vards sécu­ri­sés et dédiés qui prennent déjà énor­mé­ment de place, les pié­tons ont les leurs, je ne vois pas pour­quoi d’autres trans­ports n’au­raient pas leurs propres voies car il s’a­git d’une néces­sité lorsque l’on cir­cule à vélo, sinon ce serait nier la liberté de ces per­sonnes. Les extré­mistes du tout rou­tier parlent de liberté en s’es­suyant les pieds sur celle des autres. Point.

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  8. « Certaines voies cyclables tem­po­raires seront peut-être péren­ni­sées »

    Le port du masque est OBLIGATOIRE dans les trans­ports, donc risque quasi nul d’être infecté lors de tra­jets.

    La sup­pres­sion de voies auto­mo­biles pour les rem­pla­cer par des pistes cyclables est un pré­texte fal­la­cieux pour conti­nuer la poli­tique anti-voi­tures pri­maire d’Éric Piolle et ses alliés poli­tiques.

    La Municipalité d’Eric Piolle et Métropole (les mêmes élus)+ SMMAG de Yann Mongaburu + ADTC + ATMO auvergne Rhône Alpes, nous mentent depuis 2014, les voi­tures ne sont pas res­pon­sables de l’é­mis­sion des par­ti­cules les plus dan­ge­reuses, les PM qui ne dimi­nuent pas, mais ils sont dési­gnées à la vin­dicte de la poli­tique des spé­cia­listes du Greenwashing qui ont bien com­pris la naï­veté des élec­teurs et l’a­veu­gle­ment de leurs par­ti­sans.

    Par contre les Nox ont eux bien aug­men­tés dès la mise en place de leur plan CVCM / CHRONOVELO qui a fait pas­ser Grenoble de la 10ème à la 4ème ville la plus embou­teillée de France, et avec la sup­pres­sion de nou­velles voies rou­lantes comme sur les quais et ailleurs ça ne va pas s’ar­ran­ger, voir finir d’a­che­ver les com­mer­çants qui auront résisté au confi­ne­ment en voyant leurs clients déser­ter tou­jours plus.

    ATMO se garde bien aussi de dire que les PM sont prin­ci­pa­le­ment émis par l’a­gri­cul­ture + l’industrie+chantiers et car­rières, le traf­fic rou­tier entre 15 et 25% selon les villes et régions.

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  9. Gilce, puisque vous par­lez de Vancouver, sachez que les cana­diens aussi disent 20 mètres de dis­tan­cia­tion sani­taire.
    https://www.ctvnews.ca/health/coronavirus/walking-running-or-cycling-why-you-should-leave-more-than-two-metres-of-space‑1.4889825
    Sachez aussi que ça m’est égal que vous ou JoeBarTeam pas­siez dans les « nuages de gout­te­lettes » (dixit le res­pon­sable de l’étude uni­ver­si­taire hol­lan­daise) du cycliste que vous sui­vez ou que vous croi­sez. Vous êtes libres d’attraper le virus et je ne veux nul­le­ment vous en empê­cher. Bien que ça m’embêterais quand même que vous le pro­pa­giez. Mais ce risque ne me concerne pas puisque j’ai choisi la marche à pieds.

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  10. Desintox, moi aussi je peux vous sor­tir des articles « nuls » qui disent que la vélo en ville est per­ti­nent ! Mais vous avez rai­son, c’est une lubie d’é­colo-bobo, à croire que Vancouver, Berlin et plein d’autres villes sont des débiles !

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  11. La réac­tion hys­té­rique des pas­tèques (plus de pistes cyclables) vient du fait que meme eux, ils ont com­pris que la pan­dé­mie de COVID-19 a mar­qué la fin des trans­ports en com­mun. La popu­la­tion a bien com­pris que la voi­ture indi­vi­duelle c’est la meilleure pro­tec­tion de soi même et de ses proches. Également, ça pro­tège la popu­la­tion, car limite la pro­pa­ga­tion du virus. Donc, c’est la panique chez les pseudo écolo 🙂

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  12. JoeBarTeam, merci pour vos expli­ca­tions qui mouchent Amigo et son 4×4 !
    Désintox, vous avez le per­mis ? Car 5 m de dis­tances de sécu­rité, c’est nul ! Quand à l’ar­ticle d’Europe 1 qui non seule­ment pose une ques­tion, et ensuite s’a­dresse aux jog­geurs : il faut faire du vélo en ville pour se rendre compte qu’on n’est pas essouf­flé comme des jog­geurs !

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    • Gilce, en conduite je suis nul. L’article de Europe 1 est nul. Il est basé sur des études nulles faites par des uni­ver­si­taires nuls qui n’ont pas lu JoeBar Team et ne savent rien du vélo car ils sont hol­lan­dais.

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  14. « Mathématiquement, il fau­drait 17,5 mètres à 25 km/h ! », ont cal­culé des Grenoblois »
    Tout ce qu’on peut dire, c’est que ces gre­no­blois sont de bien piètres scien­ti­fiques et il est éton­nant qu’ils aient droit de cité au sein même de l’ar­ticle.

    Donc, si on reprend les chiffres de l’é­tude ainsi que la biblio­gra­phie atta­ché, pre­miè­re­ment, il n’est fait nul­le­ment men­tion de ces 17,5 mètres. Il s’a­git donc d’une extra­po­la­tion bête­ment linéaire. Pourquoi linéaire et pas pro­por­tion­nelle au carré de la vitesse ou bien inver­se­ment pro­por­tion­nelle à la racine carré de la vitesse ?
    Deuxièmement, si on regarde les sources de l’é­tude, on note que le terme « cycling » ren­voie à la notion de vélo spor­tif ce qui ne colle pas avec une pra­tique du vélo en ville où les vitesses de 25 km/h sont plu­tôt rares et réser­vées à des per­sonnes plu­tôt en forme ou bien en VAE (mais là, l’ef­fort est divisé par deux du fait de l’as­sis­tance donc ne colle pas avec les résul­tats de l’é­tude).
    Il est doc dou­teux d’af­fir­mer de façon aussi péremp­toire de tel fait et fort peu éthique pour des jour­na­listes de citer ce genre de pro­pos tota­le­ment ano­nymes.

    Si on consi­dère ces chiffres comme juste, il faut impo­ser le port du masque aux cyclistes, ainsi q’à tous les pra­ti­quants d’une acti­vité phy­sique modé­rée y com­pris la marche rapide (celle décrite dans l’ar­ticle cité) car n’ou­blions pas que la marche est l’un si ce c’est la prin­ci­pale façon de se dépla­cer.
    Par la suite, une voi­ture à 25 km/h a besoin d’un espace de 5m de long (lon­gueur de la voi­ture) + 15m d’es­pace de sécu­rité (2.5×6, cri­tère empi­rique) soit 20m au total. Ceci est proche du 17,5m annon­cés par des « gre­no­blois » pour une vitesse un peu sur-éva­luée à mon avis. Sur cette lon­gueur et pour une lar­geur de voi­rie de 2,5 à 3m, on va donc avoir 1 per­sonne en voi­ture là où on va pou­voir loger 5 cyclistes : 1 dans chaque coin et 1 en posi­tion cen­trale ( « in stag­ge­red arran­ge­ment » dans l’é­tude). Par consé­quent, sans aucune pro­tec­tion, une voie cyclable dans un seul sens aura un débit 5 fois plus élevé qu’une voie auto­mo­bile. L’effort à faire est donc clai­re­ment sur le ren­for­ce­ment des amé­na­ge­ments cyclables quitte à modu­ler la vitesse de 25km/h annon­cée ici par des « gre­no­blois » si celle-ci s’an­nonce géné­ra­li­sée.

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  15. Deux cyclistes qui se croisent sur une piste bidi­rec­tion­nelle du genre Chronovélo se retrouvent inévi­ta­ble­ment mutuel­le­ment tapis­sés des gout­te­lettes de l’autre. Très peu pour moi, j’i­rai à pieds. Good luck.

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  16. A vomir. Je conti­nue­rai dans mon 4×4 et bye-bye les pas­tèques

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