FOCUS – Le tribunal administratif de Grenoble a rejeté, le 14 octobre 2026, les recours en référé de la société Callihop contre les fermetures provisoires imposées par le Département de l’Isère à quatre micro-crèches. En juillet 2026, la collectivité avait en effet pris six arrêtés de fermetures (deux définitives et quatre provisoires) d’établissements dans le Nord-Isère, après avoir constaté des manquements graves dont de possibles faits de maltraitance.
Au mois de juillet 2026, le Département de l’Isère a fait fermer six micro-crèches appartenant à la société Callihop situées dans le nord du département : les deux établissements de Bourgoin-Jallieu (rue Édouard-Herriot et avenue du Professeur Tixier), plus ceux de Chavanoz, La Tour-du-Pin, Morestel et Saint-Chef. Quatre de ces fermetures ont été contestées devant le tribunal administratif, lequel a rejeté chacun des recours dans des décisions rendues le mercredi 14 octobre 2026.

Martine Kohly, vice-présidente du Département de l’Isère en charge de l’Enfance, et Jean-Pierre Barbier, président. © Florent Mathieu – Place Gre’net
Les raisons des fermetures ? Dans ses différents arrêtés, un par micro-crèche, le Département de l’Isère met en avant un grand nombre de manquements réglementaires suffisamment graves pour justifier des fermetures en urgence. Notamment (selon les cas) des protections insuffisantes des locaux contre les intrusions, des risques de blessures pour les enfants du fait d’un matériel de sécurisation inadapté, ou encore des problèmes en matière d’effectifs et de qualification des professionnels.
Un bébé secoué… et une « absence totale de gestion »
Pire encore : les enquêtes réalisées par les services du Département ont identifié un possible fait de maltraitance sur un bébé, qui aurait été secoué par une professionnelle en avril 2026. C’est dans l’établissement Callihop de Morestel que les faits semblent avoir eu lieu. Ceci alors que secouer un nourrisson peut avoir des conséquences extrêmement graves sur sa santé, entre troubles cognitifs, retard du développement psychomoteur, déficit de la vue ou de l’audition… et même décès dans 10 % des cas.
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