Covid-19 : de nouvelles recherches débutent dans l’arc alpin portant sur des protocoles non médicamenteux

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EN BREF – Un programme de recherche de 200 000 euros vient d’être lancé dans l’arc alpin, impliquant les centres hospitaliers de Grenoble, Annecy et Chambéry, ainsi que l’hôpital Alpes Léman. Il mettra l’accent sur des protocoles non médicamenteux et privilégiera des projets collaboratifs.

 

 

Arc alpin : de nouvelles recherches contre le Covid-19. Institut de biologie et de pathologie au CHU Grenoble-Alpes (Chuga). © Manon Heckmann - Placegrenet.fr

Institut de biologie et de pathologie au CHU Grenoble-Alpes (Chuga). © Manon Heckmann – Place Gre’net

 

La recherche médicale alpine va pouvoir bénéficier de nouvelles ressources pour lutter contre le Covid-19. Un programme de recherche de 200 000 euros vient en effet de voir le jour, impliquant les grands établissements hospitaliers de l’arc alpin.

 

 

Le Chuga contribue à hauteur de 100 000 euros, dont 80 000 issus de dons

 

Le CHU Grenoble Alpes (Chuga) contribue à ce programme à hauteur de 100 00 euros, dont 80 000 viennent de donateurs. Les hôpitaux de Chambéry et Annecy ont, eux, débloqué 37 500 euros chacun. Et l’hôpital Alpes Léma, basé à Contamine-sur-Arve, 25 000 euros.

 

Arc alpin: les hôpitaux se mobilisent. Le nouveau programme de recherche Covid-19 de l'arc alpin bénéficie de 200 000 €. © Samara Heisz/iStock

Le nouveau programme de recherche Covid-19 de l’arc alpin bénéficie de 200 000 €. © Samara Heisz/iStock

Le Chuga est déjà bien engagé dans la recherche médicale. Il compte, à ce jour, 28 projets de recherche clinique, dont 18 portés en collaboration avec d’autres établissements de santé. Mais la démarche de ce nouveau programme est novatrice.

 

Il s’agit d’accompagner la recherche sur des protocoles qui ne se focalisent pas sur les traitements médicamenteux. En effet, « les protocoles axés sur les médicaments sont les mieux financés », rappelle Jocelyn Dutil, secrétaire général du CHU.

 

 

Cap sur les projets collaboratifs dans l’arc alpin

 

Ces nouveaux projets pourront, par exemple, porter sur des initiatives médico-sociales. « L’idée est de permettre à toutes les professions médicales et paramédicales de proposer des projets de recherche en lien avec le Covid-19 », explique Jocelyn Dutil, qui se félicite de cette « initiative inédite ».

 

De nouvelles recherches dans l'arc alpin sur le Covid-19. Jocelyn Dutil, secrétaire général du CHU de Grenoble. © Anissa Duport-Levanti - Place Gre'net

Jocelyn Dutil, secrétaire général du Chuga. © Anissa Duport-Levanti – Place Gre’net

 

Par ailleurs, les projets collaboratifs entre établissements seront privilégiés. « C’est très important pour nous car cela permet d’encourager le partage de connaissances et les liens entre établissements », note le secrétaire général.

 

La sélection des projets a déjà commencé et devrait durer jusqu’au 2 juin. Ils seront financés à hauteur de 50 000 euros maximum chacun.

 

Anissa Duport-Levanti

 

 

La recherche ralentie par le faible nombre de patients

 

Pour les résultats des recherches déjà entamées au CHU de Grenoble, il faudra en revanche encore attendre. Les tests cliniques du programme Discovery, qui mobilisent 750 patients, devraient arriver en mai ou juin.

 

Le professeur Olivier Épaulard, infectiologue au CHU de Grenoble. © Anissa Duport-Levanti - Place Gre'net

Le professeur Olivier Épaulard, infectiologue au CHU de Grenoble. © Anissa Duport-Levanti – Place Gre’net

Et pour la recherche sur des traitements contre la réponse immunitaire excessive, « les résultats seront échelonnés dans les deux mois qui viennent », estime le Pr Épaulard.

 

« On espérait des résultats plus rapides, mais la recherche est ralentie par le nombre de moins en moins élevé de patients, reconnaît le médecin. On ne va pas s’en plaindre, bien entendu ! »

 

Le CHU réfléchit également à essayer un traitement pour les patients suivis à domicile, comme cela a été fait dans d’autres villes. Pour l’instant, l’établissement surveille les premiers résultats obtenus ailleurs. « 90 % des gens n’ont besoin d’aucun traitement spécifique pour se débarrasser du virus », rappelle toutefois le Pr Épaulard.

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