Éric Piolle déclare Grenoble “capitale du vélo” après l’enquête de la Fédération des usagers de la bicyclette

sep article

 

FOCUS – La dernière enquête de la Fédération françaises des usagers de la bicyclette auprès des cyclistes place de nouveau Grenoble en première place des villes cyclables entre 100 000 et 200 000 habitants. Et « capitale du vélo » ? C’est ce qu’estime en tout cas le maire de Grenoble au regard des résultats. Non sans promettre dans son programme de campagne d’accentuer sa politique en faveur du vélo.

 

 

Grenoble, ville où le vélo est devenu roi ? L’expression ne plaît pas à son maire Éric Piolle, qui ne manque pas de corriger la formule. « Roi, pas besoin. Juste un mode de déplacement comme les autres », écrit-il ainsi sur Facebook, en réponse à un article d’Europe 1. En revanche, l’édile prend soin de qualifier Grenoble de « capitale du vélo », en se basant notamment sur le dernier palmarès en date de la Fédération françaises des usagers de la bicyclette (Fub).

 

Éric Piolle aux côtés de Yann Mongaburu pour vanter la pratique du vélo © Joël Kermabon - Place Gre'net

Éric Piolle aux côtés de Yann Mongaburu pour vanter la pratique du vélo. © Joël Kermabon – Place Gre’net

 

« Grenoble sacrée capitale du vélo par la Fub ! », lance encore Éric Piolle sur les réseaux sociaux, en reprenant la formule à plusieurs reprises dans ses publications. Et d’enfoncer le clou en introduction de son dernier conseil municipal de mandature, le lundi 10 février : « Grenoble a été consacrée à nouveau première ville cyclable dans la catégorie des villes de 100 000 à 200 000 habitants, et première ville cyclable tout court ! »

 

 

Grenoble « capitale » du vélo ?

 

« Capitale » et « première ville cyclable » ? Le palmarès de la Fub ne fait pourtant, à aucun moment, mention d’une « capitale ». Et se garde bien de dresser un palmarès général des villes cyclables. Le Baromètre des villes cyclables 2019 de la Fédération établit ainsi des classements sur cinq catégories : villes de plus de 200 000 habitants, entre 100 000 et 200 000, entre 50 000 et 100 000, entre 20 000 et 50 000 et en-dessous de 20 000.

 

Inauguration en 2019 de la chronovélo sur le boulevard Agutte-Sembat © Séverine Cattiaux - Place Gre'net

Inauguration en 2019 de la piste chronovélo sur le boulevard Agutte-Sembat. © Séverine Cattiaux – Place Gre’net

 

Sollicité par Place Gre’net, le président de la Fub Olivier Schneider précise : « Grenoble est simplement la ville de plus de 100 000 habitants avec la meilleure note […] Difficile de [la] comparer à des villes de 2 500 habitants. »

 

Grenoble passe en effet devant Strasbourg à l’occasion du deuxième palmarès de la Fub, en affichant une « note globale » de 4,12 contre 4,02 pour sa concurrente du Bas-Rhin. La capitale des Alpes se distingue notamment par une forte progression des appréciations, tandis que les résultats de Strasbourg tendent à “stagner”. Grenoble affiche ainsi une « progression ressentie » de 1,20 points, contre 0,40 pour Strasbourg.

 

 

Un taux de participation grenoblois très au-dessus des autres villes

 

Le baromètre des villes cyclables de la Fub s’appuie uniquement sur les retours des usagers dans les villes concernées. De quoi, selon certains, remettre en cause la valeur même d’un classement jugé aisément manipulable. Des partisans de la municipalité grenobloise ont-ils battu campagne pour inciter les cyclistes à dire tout le bien (de préférence) qu’ils pensent de sa politique en matière de vélo ?

[…]

La suite du contenu est réservé aux abonnés

Connectez vous…

Veuillez vous connecter pour accéder à cette page.
S'inscrire

 

…ou choisissez votre abonnement ci-dessous !

commentez lire les commentaires
3180 visites | 6 réactions
logos commentaires logos commentaires

Commentez ou réagissez

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.

Votre commentaire sera publié dans les plus brefs délais, après modération.

Commentaires 6
  1. @Desintox: bonjour, soyons objectif : Grenoble ne figure pas au classement de Cpenhague, car celui-ci est limité aux agglomérations de plus de 500 000 habitants, ce qui n’est pas le cas de Grenoble. La méthodologie de ce classement est facilement accessible sur leur site. C’est pour cela que vous verrez Starsboirg et Bordeaux, mais pas Grenoble.

    sep article
    • Ce qui n’est pas objectif, c’est le soit disant classement de la FUB et leur méthodologie (applaudimètre). Ils se ridiculisent en mettant Grenoble devant Strasbourg.
      Et non, l’absence de la métropole de Grenoble au classement de Copenhague n’a pas pour raison le nombre d’habitants, car il est le même qu’à Strasbourg : respectivement 451 752 et 491 516.
      https://comersis.com/Les-metropoles-de-France-2019-actualite-4.html

      sep article
  2. Vivement Mars que nous renvoyons ces incompétents où ils auraient du rester, 6 ans c’était un jour de trop !

    sep article
  3. En vrai, ce que publie la FUB n’est pas un classement, c’est un applaudimètre à la façon des résosocios.
    La mobilisation à Grenoble a été 6 fois plus forte qu’à Paris ! Grenoble n’est pas la capitale du vélo, c’est capitale de la claque organisée sur internet.
    A tel point que Strasbourg se retrouve derrière ! Alors qu’en France c’est elle la capitale du vélo, tout le monde le sait et c’est reconnu depuis des années par le classement de Copenhague, où Grenoble brille toujours par son absence.
    https://copenhagenizeindex.eu/
    Ben oui, ceux qui font ce classement sont des urbanistes spécialistes du vélo, pas des militants ou sympathisants rameutés avant les élections sur le site internet de la FUB …

    sep article
  4. Classement aisément manipulable, c’est le mot ! Les subventions dont bénéficie une certaine association locale sont largement conditionnées à la place de Grenoble dans ce classement. On comprend ses efforts acharnés. Même la fédération nationale auquel cette association est rattachée risquerait la faillite sans ces financements.

    L’ironie voudrait que la ville de Grenoble et la Métro changent de couleur politique fin mars.

    sep article